<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-3353915194548471291</id><updated>2011-07-28T19:49:53.690-07:00</updated><title type='text'>Passion Musique et Culture</title><subtitle type='html'>Pour mieux apprécier le répertoire de musique classique le moins reconnu</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3353915194548471291/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Guy Sauvé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11508971328422332971</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/SpPnSE7gJfI/AAAAAAAAAAM/9Mm7X4yCmqs/S220/21dec2006SOLO.JPG'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>24</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3353915194548471291.post-6913087375775360197</id><published>2010-10-27T14:48:00.000-07:00</published><updated>2010-10-28T05:20:54.851-07:00</updated><title type='text'>Coup de coeur: Les Cantates de Jean-Sébastien Bach par Gilles Cantagrel</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/TMlqTnAOEYI/AAAAAAAAAG8/DJEEpAj_mIU/s1600/CANTAGREL+BACH.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://2.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/TMlqTnAOEYI/AAAAAAAAAG8/DJEEpAj_mIU/s320/CANTAGREL+BACH.jpg" width="208" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Les Cantates de Jean-Sébastien Bach&lt;br /&gt;Gilles Cantagrel&lt;br /&gt;Éds. Librairie Arthème Fayard&lt;br /&gt;Année de publication : 2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1665 pages&lt;br /&gt;ISBN-10: 2213644349 &lt;br /&gt;ISBN-13: 978-2213644349&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les cantates sacrées de Bach constituent un des monuments de la musique occidentale qu’aucun mélomane sérieux, ni professionnel de la musique, ne peut se permettre d’ignorer car ce corpus est tout à fait représentatif de la carrière d’un des plus grands génies non seulement du baroque mais de la musique toutes époques confondues. Et je pèse sérieusement le mot génie qui est malheureusement trop souvent employé à tort de nos jours. Dans le cas de Bach cependant, et pour peu que l’on ait lu de bonnes biographies et écouter attentivement sa musique, cet attribut est amplement justifié.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certaines maisons de disques (Teldec, Bis, Hänssler, SDG, Accent, Erato/Challenge) l’ont bien compris puisqu’elles n’ont pas hésité à entreprendre la très noble aventure d’enregistrer l’intégrale des quelque 200 cantates destinées à un service liturgique, conçues pour appuyer le projet d’une « musique d’église bien ordonnée » que Bach chérissait dès sa vingtaine et qui ont survécu. Voilà qui dément vigoureusement les propos de ceux qui affirment le déclin de la musique classique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant longtemps n’existait qu’un ouvrage de références de 967 pages, offert alors à un prix presque prohibitif, qui nous permettait d’en saisir la substance, soit le fameux livre d’Alfred Dürr, originalement publié en allemand en 1992 et en anglais aux éditions Oxford University Press en 2005. Fayard reprend en toute logique le même plan : introduction générale, cantates d’église selon l’ordre de l’année liturgique (i.e. en commençant par le premier dimanche de l’Avent), cantates profanes, annexes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a maintenant lieu de se réjouir de voir enfin une somme comparable en langue française et écrite par Gilles Cantagrel, musicologue de très grande réputation et auteur d’ouvrages précédemment dédiés au célèbre cantor tels que la captivante biographie Le Moulin et la rivière, Bach en son temps, La Rencontre de Lübeck : Bach et Buxtehude, De Schütz à Bach. Voilà qui confirme sa longue expérience sur le sujet sans compter les nombreux articles musicologiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le volume comporte quatre sections dont la première, de près de cent pages, sert d’introduction générale mais fondamentale du sujet. J’y reviendrai. Les deuxième (cantates d’église) et troisième parties (cantates profanes) sont consacrées à l’analyse détaillée des cantates accompagnées des textes des livrets originaux avec leur traduction en français. Rappelons que de la soixantaine de cantates profanes attestées (musique de circonstance pour célébrer un événement de la vie civile), seulement vingt-quatre sont exécutables.  Selon les termes de l’auteur, « on constate que la composition de ces musiques (…) accompagnent Bach tout au long de sa carrière publique. Parfois de plus vastes proportions que les cantates d’église, elles recèlent de véritables trésors d’invention. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La quatrième portion recueille diverses annexes dont certaines s’avèreront fort utiles pour programmer des concerts puisqu’on a eu la brillante idée d’indexer les cantates soit en fonction de leur durée (par ex. : BWV 167 dure autour de 17 minutes), soit en fonction des effectifs vocaux et instrumentaux (cantates avec viole de gambe ou cantates en dialogue où la soprano personnifie la Crainte et le ténor l’Espérance), soit par date de d’exécution (BWV 18 : le 19 février 1713), finalement par destination liturgique (BWV 7, 30 et 167 pour la fête de la Saint-Jean Baptiste). On voit que l’expérience radiophonique de Gilles Cantagrel s’avère pertinente (il a été animateur et directeur de France Musique). Et ce n’est pas le seul mérite de ce livre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du livre de Dürr à 967 pages à celui de Cantagrel qui en fait 1665, qu’est-ce qui explique cette différence majeure de près de 500 pages ? Essentiellement parce Cantagrel commente presque tous les mouvements (sinfonia, chœurs d’ouverture, récitatifs, arias, chorals), autant pour les oeuvres sacrées que profanes. Je dis presque parce certains récitatifs ne sont pas commentés mais comme ils sont intimement liés aux arias qui les suivent et que celles-ci sont systématiquement analysées, on ne perd rien de ce qu’il est utile de retenir en les écoutant. S’ajoutent à ces commentaires, les péricopes (textes de l’épître et de l'évangile) de chacune des liturgies ainsi qu’une explication de leur fonction dans l’année (Avent, Épiphanie, les différents jours de la Trinité, etc).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première partie quant à elle apporte un enseignement éclairant notamment en ce qui a trait au travail de composition, à l’ambiance socio-culturelle et aux conditions d’exécution. Dans les sept sections qui composent cette longue introduction, on se rend compte des défis que posent pour les interprètes certaines zones grises (par exemple sur une question aussi cruciale que le choix des instruments dans certains cas) et les « distances » historique et de sensibilité qui séparent cette époque de la nôtre. Cantagrel a un talent remarquable pour expliquer un bilan de nature presque scientifique (la musicologie exige une rigueur intellectuelle digne d’une science) dans un style accessible et fluide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des réserves ? Oui, quelques-unes. J’aurais aimé plus d’extraits de partitions, qu’on explique ce qu’est une fugue de permutation dont la BWV 50 est un exemple resplendissant, une bibliographie plus touffue, un index des noms (musiciens, librettistes, etc). Mais, assurément, ce livre supplante désormais tous les autres ouvrages comparables. Il est présentement la référence incontournable même pour les lecteurs anglophones et germanophones. Il est le compagnon idéal pour mieux préparer le mélomane à apprécier les enregistrements de ce répertoire prodigieux (ma préférence allant vers la version du Bach Collegium Japan dirigé par Masaaki Suzuki sur le label Bis). Et pour le prix, il vaut nettement son pesant d’or.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Guy Sauvé&lt;br /&gt;Octobre 2010&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3353915194548471291-6913087375775360197?l=passionmusiqueetculture.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/feeds/6913087375775360197/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/2010/10/les-cantates-de-jean-sebastien-bach.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3353915194548471291/posts/default/6913087375775360197'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3353915194548471291/posts/default/6913087375775360197'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/2010/10/les-cantates-de-jean-sebastien-bach.html' title='Coup de coeur: Les Cantates de Jean-Sébastien Bach par Gilles Cantagrel'/><author><name>Guy Sauvé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11508971328422332971</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/SpPnSE7gJfI/AAAAAAAAAAM/9Mm7X4yCmqs/S220/21dec2006SOLO.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/TMlqTnAOEYI/AAAAAAAAAG8/DJEEpAj_mIU/s72-c/CANTAGREL+BACH.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3353915194548471291.post-8159875208064459707</id><published>2010-09-28T09:15:00.000-07:00</published><updated>2010-10-01T10:31:37.556-07:00</updated><title type='text'>Chronique de livre: Encyclopédie du Fantastique</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/TKIUzty65PI/AAAAAAAAAG0/0mdjbs7dMyM/s1600/Encyclop%C3%A9die+Ellipses.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5521998971808703730" src="http://1.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/TKIUzty65PI/AAAAAAAAAG0/0mdjbs7dMyM/s200/Encyclop%C3%A9die+Ellipses.jpg" style="cursor: pointer; float: left; height: 200px; margin: 0pt 10px 10px 0pt; width: 157px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Encyclopédie du&lt;br /&gt;Fantastique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 100%; font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 100%; font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Éditions Ellipses&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;  &lt;br /&gt;&lt;h1&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Valérie Tritter, coordonnatrice&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 100%; font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Année de publication : 2010&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;1104 pages&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;19 x 24 cm&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Hors collection&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;978-2-7298-5385-3&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;49 euros&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;span style="font-family: Arial; font-weight: bold;"&gt;Le fantastique est un phénomène culturel et humain universel; il traverse toutes les époques. Il s’adapte à tous les changements de sensibilité propre à une société quelle qu’elle soit. Il se manifeste en un art de transgression qui s’exprime à travers tous les domaines de la création artistique : littérature, cinéma, peinture, musique, sculpture, théâtre. Contenir un sujet aussi vaste dans un seul livre relève presque de &lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;l’utopie et il faut donc accepter que tout ouvrage ayant cette ambition comporte sa part d’omissions, d’oublis, de sacrifices, involontaires ou de nature éditoriale.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Ceci étant dit, les éditions Ellipses n’en sont pas à leur première réalisation dans le genre. Déjà en 1998, ils avaient publié &lt;i&gt;Le fantastique anglo-saxon&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;La littérature fantastique en 50 ouvrages&lt;/i&gt;. Vint en 2000 un tout petit livre de 128 pages couvrant le sujet d’une manière générale tout simplement intitulé &lt;i&gt;Le fantastique&lt;/i&gt; et qui présentait, entre autres, un panorama chronologique « avant 1760 » jusqu’en 2000.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;L’année suivante paraît, dans la collection &lt;i&gt;Thèmes et études&lt;/i&gt;, un autre livre, encore une fois intitulé &lt;i&gt;Le fantastique&lt;/i&gt;, s’intéressant aux diverses analyses du genre, comparant avec d’autres formes littéraires et complétant avec le traitement cinématographique. Le terrain était donc préparé pour une aventure d’envergure, la version encyclopédique.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;L’équipe s’est alors entourée d’un groupe de 58 collaborateurs dont quelques-uns sont des auteurs réputés (Louis Vax, Denis Labbé, Gilbert Millet, Valérie Tritter) ayant signé auparavant des ouvrages spécialisés sur le fantastique. Dommage que l’on y ait pas inclus de courtes notices biographiques de tous les associés de la rédaction; il me semble que cela aurait conforté l’intérêt des lecteurs.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;La littérature reçoit la part du lion, dominant de loin le nombre des entrées (249) pour les écrivains de nationalités aussi diverses que la France, Grande-Bretagne, Belgique, Russie, Japon, Cuba. Quelle belle découverte que ce fut, parmi tant d’autres, que celle d’un écrivain japonais, Akinari Ueda (1734-1809), un maître du genre dont j’ignorais l’existence. Au deuxième rang arrive le cinéma (108) qui inclut, outre les réalisateurs, quelques acteurs et créateurs d’effets spéciaux. Les autres domaines (peinture, musique, etc) souffrent cependant d’une disproportion significative mais font l’objet de quelques articles signés par des connaisseurs. Mais puisqu’on parlait de Berlioz, j’aurais mentionné sa magnifique mélodie pour voix et orchestre, intitulée &lt;i&gt;Au Cimetière&lt;/i&gt;, extraite du cycle &lt;i&gt;Nuits d’été&lt;/i&gt;; cette mélodie est tirée d’un poème de Théophile Gautier, un maître de la littérature fantastique française du XIXème siècle.&lt;i&gt; &lt;/i&gt;Il aurait été pertinent de signaler que le compositeur britannique Josef Holbrooke (1878-1958) a écrit environ une trentaine de poèmes symphoniques inspirés par Edgar Allan Poe.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;En peinture, il aurait été intéressant de présenter une étude portant sur les thèmes de la tentation de Saint-Antoine, des triomphes de la mort, de l’Enfer de Dante. De même aurait-t-il fallu parler de peintres / dessinateurs à juste titre célèbres comme H.R. Giger, Wifredo Lam, Khnopff, Klinger, Clerici entre autres. Sûrement un autre volume, dédié cette fois à la musique et à l’iconographie fantastique (peinture, sculpture, gravure), mérite d’être considéré.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Quant aux sujets comme tels (i.e. 160 articles de nature non-biographiques), ils occupent une place enviable tant ils sont admirablement développés. Par exemple, l’article, essentiel, sur l’anthropologie compte 27 colonnes où la relation entre mythologie et psychanalyse est passionnante à découvrir. Celui consacré à l’opéra nous réserve une analyse du &lt;i&gt;Freischütz &lt;/i&gt;de Carl Maria von Weber fort intéressante malgré que je déplore l’absence de commentaires sur le magnifique opéra &lt;i&gt;La Ville morte &lt;/i&gt;de Korngold. Les deux consacrés au vampire sont, malgré certaines redondances de l’un à l’autre, absolument captivants.  &amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Les articles sont écrits d’une manière experte tout en rendant la lecture plaisante comme ce fut le cas pour le giallo, l’orientalisme et fantastique, l’analyse de l’œuvre de Hanns H. Ewers; on pourrait repérer facilement d’autres exemples qui nous laissent l’impression d’une nourriture culturelle des plus satisfaisantes. Et pour vous en convaincre, je me permets de citer cet extrait, tiré de l’analyse sur le thème du double : « &lt;i&gt;Permettant l’exploration du non-moi, de la mort, de la folie, le double a partie liée avec les interdits portant sur l’énigme de l’identité. La frontière entre connu et inconnu se trouve ainsi abolie… »&lt;/i&gt;. Ce sont justement de tels passages qui aiguillonnent mon intérêt et que l’on retrouve en abondance dans cette encyclopédie.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoBodyText"&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;S’ajoute un index de toutes les entrées (659) et 28 pages de bibliographies qui permettront d’approfondir l’étude de certains thèmes. Étrange qu’on donne une bibliographie pour le &lt;i&gt;Cthulhu&lt;/i&gt; mais sans un renvoi à l’article sur Lovecraft qui aurait été de mise. J’aurais ajouté aussi dans la bibliographie l’excellent livre de Jean Delumeau, &lt;i&gt;la Peur en Occident.&lt;/i&gt; Il y a aussi après presque tous les articles une bibliographie reliée aux œuvres des auteurs, une bibliographie critique "&lt;i&gt;qui met l’accent sur les productions modernes de la critique&lt;/i&gt; ",&lt;i&gt; &lt;/i&gt;une filmographie et mentions d’adaptations selon le cas. Cette encyclopédie contient donc une mine de renseignements pour quiconque s’éprend d’un sujet particulier.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoBodyText"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Arial; font-weight: bold;"&gt;Mis à part quelques minces réserves dont aurait fait l’objet n’importe quel autre ouvrage semblable, cette encyclopédie constitue une somme de références dont la lecture est souvent très stimulante et pour un prix raisonnable. Il ne faut donc pas s’arrêter aux détails qui manquent mais plutôt la considérer comme une source indispensable, bien supérieure à l’internet, de nouveaux élans à notre curiosité, de renouvellement à notre passion.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Guy Sauvé&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Arial;"&gt;Septembre 2010&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3353915194548471291-8159875208064459707?l=passionmusiqueetculture.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/feeds/8159875208064459707/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/2010/09/chronique-de-livre-encyclopedie-du.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3353915194548471291/posts/default/8159875208064459707'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3353915194548471291/posts/default/8159875208064459707'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/2010/09/chronique-de-livre-encyclopedie-du.html' title='Chronique de livre: Encyclopédie du Fantastique'/><author><name>Guy Sauvé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11508971328422332971</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/SpPnSE7gJfI/AAAAAAAAAAM/9Mm7X4yCmqs/S220/21dec2006SOLO.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/TKIUzty65PI/AAAAAAAAAG0/0mdjbs7dMyM/s72-c/Encyclop%C3%A9die+Ellipses.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3353915194548471291.post-7857731947884890570</id><published>2010-09-10T11:42:00.000-07:00</published><updated>2010-09-10T11:46:52.682-07:00</updated><title type='text'>COUP DE COEUR : Chronique de cd: Kalevi Aho</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/TIp8UZhplSI/AAAAAAAAAGU/iyS1iZxT-cY/s1600/Aho.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 200px; height: 200px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/TIp8UZhplSI/AAAAAAAAAGU/iyS1iZxT-cY/s200/Aho.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5515357383559845154" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:worddocument&gt;   &lt;w:view&gt;Normal&lt;/w:View&gt;   &lt;w:zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:hyphenationzone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;   &lt;w:donotoptimizeforbrowser/&gt;  &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;" lang="EN-CA"&gt;Concerto pour piano no. 2 (2001-02)&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Symphonie no. 13 (“&lt;i style=""&gt;Caractérisations symphoniques&lt;/i&gt;&lt;span style=""&gt; ») (2003)&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=""&gt;Antti Siirala, piano&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=""&gt;Orchestre symphonique de Lahti&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=""&gt;Osmo Vänskä, chef&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=""&gt;BIS CD-1316&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=""&gt;Durée : 68 min. 49&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=""&gt;Distribué sur le site sécurisé &lt;a href="http://www.canadacd.com/"&gt;www.canadacd.com&lt;/a&gt; si non disponible en magasin&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt; &lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-weight: bold;" class="MsoBodyText"&gt;L’exploration de la musique contemporaine est souvent considérée par le mélomane comme une sorte de jeu de hasard où l’enjeu n’en vaut pas la chandelle. Cependant, grâce aux ressources dont nous disposons de nos jours (musique en ligne, service de prêts de bibliothèques publiques), les risques de se tromper dans nos achats de disques passent d’élevés à modérés. Par ailleurs, compte tenu de la nécessité de rendre leurs œuvres « accessibles » au-delà de la sphère restreinte des spécialistes, certains compositeurs parviennent à abolir nos préjugés négatifs et on peut certainement trouver de purs chefs-d’œuvre, de nouvelles sources de stimulation enthousiasmante qui nous procurent de réelles satisfactions. C’est le cas notamment de Kalevi Aho, compositeur finlandais parmi les plus importants de sa génération et certainement un des plus prolifiques (quinze symphonies, quatorze concertos, quatre opéras, trois symphonies pour cordes seules, sans compter bon nombre d’œuvres de musique vocale et de chambre). Le gouvernement finlandais lui a accordé une bourse d’une durée de quinze ans.&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;On l’a surnommé « l’homme concerto » parce qu’il a écrit dans ce genre pour à peu près tous les instruments incluant l’orgue, le contrebasson et le tuba ( - à quand celui pour guitare ? - ). Et on peut observer que, dès 2000, il compose au moins un concerto par an. Quant à ses œuvres symphoniques, il a commencé dès 1969 et maintenu une cadence relativement régulière. Nous avons donc affaire ici à un compositeur d’expérience, capable de répondre à des commandes importantes, comme ce fut le cas pour les deux œuvres qui nous occupent ici.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;À quoi doit-on s’attendre ? Néo-impressionniste ? Néo-romantique ? Ou alors post-sérialiste ? Oubliez les catégories qui ne donneraient qu’une dimension trop réductrice d’un compositeur qui a forgé son propre style, a atteint sa pleine maturité et qui possède un souffle généreux.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Je lui tout de même écrit pour en savoir un peu plus sur son approche en matière de composition puisque j’étais intrigué par l’expression « &lt;i&gt;esthétique de l’impureté »&lt;/i&gt;&lt;/b&gt; &lt;b&gt;qui figurait dans une notice biographique à son sujet. Il m’a répondu que cela correspond au fait que toutes sortes de styles peuvent se retrouver dans ses compositions, que tout dépend de l’idée générale et du « message » de l’œuvre. En effet, la musique contemporaine s’est heureusement affranchie des dogmatismes intellectualistes qui entravaient la liberté des créateurs; le style de Kalevi Aho, en appliquant cette esthétique « impure », est représentatif de cet affranchissement fort bienvenu. &lt;/b&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Alors qu’une esthétique pure, c’est-à-dire un style unique, constitue certaines de ses compositions, sa &lt;i&gt;Symphonie no. 13&lt;/i&gt;, en deux mouvements, est basée sur le mode contraire. Le terme « &lt;i&gt;caractérisations&lt;/i&gt; », employé dans le sous-titre, reçoit alors un éclairage significatif. Il s’agit d’une rhapsodie (sans connotation folkloriste) inspirée par différents caractères humains (impérieux, aristocratique, triste et résigné, violent, sournois, ruffian, calculateur, mélancolique) tantôt personnifiés par des instruments solos (clarinette basse par exemple ), tantôt par des groupes d’instruments. L’œuvre, en deux mouvements, se développe par segments, tantôt de quelques mesures, tantôt de plus longue durée. Le compositeur manipule avec expertise les variations de textures, de couleurs et de densités polyphoniques au gré des changements d’atmosphère. &lt;/b&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Ainsi, non seulement la section &lt;i&gt;Moderato aristocratico&lt;/i&gt;, exploitée dans les deux mouvements, possède un motif mélodico-rythmique très prégnant mais prend aussi graduellement une ampleur hallucinante. La section &lt;i&gt;Andante triste e rassegnato&lt;/i&gt;, avec son trio de deux hautbois et saxophone, sur fond en filigrane de violons, parvient au sublime. L’écriture efficace des cuivres &lt;i&gt;In modo proclamante&lt;/i&gt; assure une finale d’une grandeur majestueuse. On pourrait multiplier à l’envi les exemples de subtilités, de contrastes ou d’effets sonores qui révèlent une imagination foisonnante.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoBodyText"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="color: red;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Quant au concerto pour piano, avec un effectif de vingt instruments à cordes seulement et en trois mouvements directement enchaînés, on y retrouve de vifs contrastes. J’en veux pour exemple une bonne partie du troisième mouvement qui débute vers 1 min. 42 d’un humour allègre (empreint d’une certaine ironie ?) culminant vers 5 min. 52 dans une rage volcanique, le tout parcouru d’une motorique haletante. Par ailleurs, aux deuxième et troisième mouvements, surgit un choral magnifique aux cordes divisées, à la fois serein et grave. Dans le choral du deuxième mouvement surgit un duo de violoncelles (vers 9 min 28), aussi sur fond en filigrane de violons, à faire pleurer, comme deux âmes solidaires errant dans un monde qui leur est complètement étranger ou fantomatique. Et que dire que la cadence au troisième mouvement sinon qu’elle est d’une virtuosité redoutable. Là encore dans cette œuvre magnifique, fourmillent une multitude d’idées musicales.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;L’interprétation est de tout premier ordre. Le soliste fait preuve d’une technique comparable aux plus célèbres virtuoses, capable de s’adapter aisément à la mouvance rapide des exigences expressives, de rendre impeccablement la fluidité des arpèges, de donner tout le poids aux masses d’accords marqués de multiples fortissimos, d’articuler très clairement les staccatos, de soutenir les élans jusqu’à la fin, d’extirper le maximum de nuances possibles offertes par l’instrument. &lt;/b&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Quant au chef et son orchestre, ils ont accompli un travail absolument admirable tant ils ont démontré un perfectionnisme dans les détails expressifs et rythmiques. La partition comporte des subtilités qui ont sûrement demandé des mises en place très attentives; le résultat obtenu de cette préparation est définitivement convaincante.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoBodyText"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Il faut féliciter aussi le travail de l’équipe de production discographique. Je ne crois pas qu’un autre label aurait pu mieux faire, même si on s’aperçoit de certains écueils en ayant les partitions sous la main (je tiens ici à remercier Mme Henna Salmela des éditions Fennica Gehrman de me les avoir fournies), particulièrement dans les effets de spacialisation où, par exemple dans le troisième mouvement, les trompettes se trouvent dispersées sur différents balcons de la salle de concert. À un autre moment je n’entendais pas les accords de harpe (deuxième mouvement à partir de la mesure 67). Là où la magie opère avec succès, c’est aux moments où les reliefs entre les instruments se manifestent avec une acuité étonnante. Imaginez un instant que vous observez plusieurs groupes de personnes dans un restaurant et que vous entendez très distinctement par exemple un couple assis à la table la plus près de vous mais qu’en plus vous arrivez à saisir tout aussi bien les conversations à d’autres tables plus ou moins éloignées de votre point d’observation même si elles vous parviennent avec moins de force. Cela peut vous donner une idée du miracle qu’a réalisée l’équipe. Ajouter à cela les qualités d’enregistrement typiques au label Bis, soit le rendu d’un environnement acoustique aéré et naturel et l’absence de saturation dans un très large spectre de dynamique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Devant tant de prodiges artistiques et techniques, on ne peut faire autrement que de considérer ce disque parmi les plus importants de sa collection. J’ai passé des heures à le ré-écouter tant j’étais subjugué. Rarement, très rarement, une œuvre contemporaine de cette envergure me procure tant de fascination intarissable.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Guy Sauvé&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;Septembre 2010&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3353915194548471291-7857731947884890570?l=passionmusiqueetculture.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/feeds/7857731947884890570/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/2010/09/coup-de-coeur-chronique-de-cd-kalevi.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3353915194548471291/posts/default/7857731947884890570'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3353915194548471291/posts/default/7857731947884890570'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/2010/09/coup-de-coeur-chronique-de-cd-kalevi.html' title='COUP DE COEUR : Chronique de cd: Kalevi Aho'/><author><name>Guy Sauvé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11508971328422332971</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/SpPnSE7gJfI/AAAAAAAAAAM/9Mm7X4yCmqs/S220/21dec2006SOLO.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/TIp8UZhplSI/AAAAAAAAAGU/iyS1iZxT-cY/s72-c/Aho.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3353915194548471291.post-885701636061839088</id><published>2010-08-23T06:22:00.000-07:00</published><updated>2010-08-23T06:27:25.037-07:00</updated><title type='text'>Chronique de cd: Carl Czerny</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/THJ2OhKfx7I/AAAAAAAAAGE/sYgP6izLLO8/s1600/Czerny.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 200px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/THJ2OhKfx7I/AAAAAAAAAGE/sYgP6izLLO8/s200/Czerny.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5508595286020179890" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Carl Czerny (1791-1857)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Symphonie no. 1, do mineur, op. 780&lt;br /&gt;Symphonie no. 5, mi bémol majeur&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Brandenburgisches Staatsorchester Frankfurt&lt;br /&gt;Nikos Athinäos&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Christophorus Entrée CHE 0152-2&lt;br /&gt;Durée : 77 min. 21&lt;br /&gt;Voir site sécurisé &lt;a href="http://www.canadacd.com"&gt;www.canadacd.com&lt;/a&gt; sinon disponible en magasin&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ré-édition en 2010 d’un enregistrement datant de 1997 paru sous le label Signum, le label allemand Christophorus offre à nouveau dans sa collection à prix réduit deux symphonies fort agréables à écouter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Surtout connu comme élève de Beethoven (dès l’âge de dix ans), auteur de diverses publications pédagogiques pour le piano dont sa célèbre méthode École du piano, publiée en 1839 portant le numéro d’opus 500, lui-même professeur de hautes pointures tels que Liszt et Thalberg, Carl Czerny était un virtuose très estimé (Chopin par exemple) dont l’enseignement était très sollicité à Vienne (dès l’âge de 15 ans !). Après les guerres napoléoniennes en 1815, la littérature pour piano fut en très grande demande par la bourgeoisie, notamment dans les pays germanophones. La nouvelle Hausmusik, musique destinée aux amateurs pratiquant à la maison, requérait en abondance des arrangements et transcriptions d’œuvres orchestrales et opératiques. Czerny fit fortune dans ce domaine, son talent lui permettant de publier quantités de ces pièces (le catalogue de ses oeuvres avec numéros d’opus s’élevant à 861, voire un total de 1000 si on inclut celles qui n’en ont pas) et de s’offrir le luxe d’une retraite prématurée. Il a cessé d’enseigner à 45 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant aux six symphonies qu’il a composées, amorcées très tardivement, elles laissent peut-être à penser que Czerny aurait forgé sa personnalité de compositeur de musique « sérieuse » trop tard. Les deux premières symphonies portent les numéros d’opus successifs, soit 780 et 781. Mais les quatre suivantes, restées à l’état de manuscrit, ne sont pas numérotées. Pourquoi ? Est-ce qu’à ce moment-là, les éditeurs commençaient à bouder un compositeur passé de mode ? D’autres hypothèses seraient à vérifier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pastiche ou hommage à l’égard de Beethoven ? Il est évident que l’influence du maître transpire dans tous les éléments de la composition et les commentateurs n’hésitent pas à faire les rapprochements. Mais cela me semble un peu précipité puisque l’échantillon du répertoire « sérieux » est trop mince présentement à notre connaissance. Qui a entendu les six symphonies ? Combien de gens savent qu’il a écrit près de 300 œuvres sacrées ? Quand on sait qu’il a fait des arrangements basés sur des thèmes d’environ une centaine d’opéras et de ballets, on peut se douter que d’autres influences soient manifestes. Mendelssohn, Schubert, Rossini sont susceptibles de passer en premier à l’examen mais il faudrait aussi voir chez d’autres célébrités de l’époque (que l’on connaît aujourd’hui plutôt mal), telles que Mercadante, Halévy, Auber, Hérold, Meyerbeer, et j’en passe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Grâce à ce disque, force est d’admettre que l’on aurait tort de bouder ces deux symphonies d’un élève qui a fort bien assimilé les leçons d’un génie et les innovations de l’air du temps. J’insiste sur le fait que ce répertoire mérite d’être considéré bien au-delà d’un artefact d’un cabinet de curiosités. Il n’y pas de raison que les orchestres, même les plus réputés, les ignorent de leur programmation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De facture plus classique que romantique, on apprécie surtout de ces symphonies le caractère bien campé des thèmes, la cohérence formelle et la fraîcheur des textures, celles-ci pouvant être comparées aux diverses teintes des vastes ciels matinaux peints par Caspar David Friedrich. Ce n’est pas un hasard si une de ses toiles sert de couverture à la pochette. Le discours très fluide, solidement ficelé cimente efficacement la reprise des mélodies, simples mais prégnantes, tantôt par des accompagnements de cordes très actifs, tantôt par des éclairages chaleureux d’ensemble de bois, ou encore des interventions vigoureuses de tutti d’orchestre supportés par les timbales. En aucun temps, et particulièrement dans la première symphonie, on n’éprouve de l’ennui même si on se sent en terrain connu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’interprétation est vivante, très dynamique, en parfaite adéquation avec le caractère empreint d’héroïsme qui prévalait dans les mœurs esthétiques de l’époque et qui nous procure de nos jours une saine jouissance. Les andante apportent un changement de ton plus lyrique que les mouvements extrêmes et les scherzos sont empreints d’une espièglerie savoureuse. L’enregistrement assure la clarté de tous les pupitres sans enflure superflue; le son est très naturel, quoique ne respirant pas autant que chez d’autres labels plus réputés. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au lieu du dépaysement, c’est plutôt la sensation réconfortante de retrouver la joyeuse compagnie d’amis sincères et familiers que j’éprouve en écoutant ce beau programme. Et pourquoi pas ? Faut-il toujours voir la beauté que dans les paysages tourmentés de l’âme ? La beauté porte de nombreux visages et l’occasion nous est donnée ici d’en découvrir un, caché depuis trop longtemps. Vous ne regretterez pas d’avoir acheté ce disque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Guy Sauvé&lt;br /&gt;Août 2010&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3353915194548471291-885701636061839088?l=passionmusiqueetculture.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/feeds/885701636061839088/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/2010/08/chronique-de-cd-carl-czerny.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3353915194548471291/posts/default/885701636061839088'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3353915194548471291/posts/default/885701636061839088'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/2010/08/chronique-de-cd-carl-czerny.html' title='Chronique de cd: Carl Czerny'/><author><name>Guy Sauvé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11508971328422332971</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/SpPnSE7gJfI/AAAAAAAAAAM/9Mm7X4yCmqs/S220/21dec2006SOLO.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/THJ2OhKfx7I/AAAAAAAAAGE/sYgP6izLLO8/s72-c/Czerny.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3353915194548471291.post-5475554456332878978</id><published>2010-08-16T11:05:00.000-07:00</published><updated>2010-08-16T11:09:22.128-07:00</updated><title type='text'>Chronique de cd: Berlioz Symphonie fantastique</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/TGl-MdrqXPI/AAAAAAAAAF8/z1w10Nx9D0k/s1600/Berlioz+Symphonie+fantastique.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 170px; height: 170px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/TGl-MdrqXPI/AAAAAAAAAF8/z1w10Nx9D0k/s200/Berlioz+Symphonie+fantastique.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5506070772028431602" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Hector Berlioz  (1803-1869)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Symphonie fantastique, op 14&lt;br /&gt;Le Roi Lear (Ouverture), op. 4&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Orchestre symphonique de Pittsburgh&lt;br /&gt;Marek Janowski&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pentatone PTC 5186 338&lt;br /&gt;SACD hybride&lt;br /&gt;Durée : 66 min. 22&lt;br /&gt;Enregistré en novembre 2009&lt;br /&gt;Distribué au Canada par Naxos&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1830, année révolutionnaire pour la France dont le paysage culturel fut projeté irrévocablement dans le Romantisme. Dans une même année éclata le scandale du drame Ernani de Victor Hugo, Lamartine fut élu à l’Académie française quoique non sans difficulté, le public découvrit la célèbre toile La Liberté guidant le peuple d’Eugène Delacroix et assista à la première de la Symphonie fantastique (ou Épisode de la vie d’un artiste) de Berlioz. Dans son Histoire du romantisme, Théophile Gautier écrivait à propos de cette génération dite de 1830 : « Une sève de vie nouvelle circulait impétueusement, tout germait, tout bourgeonnait, tout éclatait à la fois … L’art se renouvelait sur toutes ses faces; la poésie, le théâtre, le roman, la peinture, la musique formaient un bouquet de chefs-d’œuvre. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Inutile d’insister sur l’importance historique de cette symphonie délibérément à programme autobiographique (dont le texte de l’argument devait être remis aux auditeurs car « indispensable à l’intelligence complète du plan dramatique » selon les propos du compositeur). Le très grand nombre de versions endisquées en fait foi. Sa structure en cinq parties, parcourue de part en part d’une « idée fixe », image de la bien-aimée présentée en diverses variations, bousculait les normes auxquelles étaient familiers les habitués des concerts symphoniques (Rêveries-Passions; Un bal; Scène aux champs; Marche au supplice; Songe d’une nuit du Sabbat, cette dernière indiquant des sous-scènes concluant l’œuvre : Dies irae, Ronde du sabbat, Des irae et ronde du sabbat ensemble). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’instrumentation et effets orchestraux fourmillaient de sonorités inédites pour les auditeurs parisiens qui étaient encore subjugués par les symphonies de Beethoven et les opéras italiens. Il fallait que Berlioz trouve des solutions originales pour sortir les compositeurs de cette génération de l’immense torpeur créée par les sommets vertigineux du maître vénéré de Bonn; on n’a qu’à se rappeler les longues hésitations de Brahms avant d’accoucher de sa première symphonie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Berlioz réussit, grâce à cette œuvre toujours d’une fraîcheur vivifiante et écrite en seulement trois mois (!), à s’imposer comme brillant illustrateur musical et personnalité créatrice audacieuse. Je pense notamment à la dissonance des quatre timbales pour évoquer le fracas lointain du tonnerre, aux huit divisi des violons et altos ouvrant le mouvement du Songe d’une nuit du Sabbat, au glissando de la clarinette en mi bémol et aux cordes frottées par l’archet pour représenter les personnages typiques du romantisme noir, mais aussi à la sublime sobriété de la coda marquée Religiosamente, apaisement final d’un épisode passionnel soumis aux « mouvements de fureur, de jalousie », à l’atmosphère voluptueuse d’une scène de bal animée d’une valse se terminant dans une frénésie enivrante, au contrechant d’un hautbois hors-scène dialoguant dans le lointain d’un soir en campagne. Tant d’images parmi d’autres si délicieuses pour les mélomanes de notre siècle mais qui ont dû vivement surprendre ceux de 1830 !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien qu’il existe déjà plusieurs enregistrements qui font autorité, celui-ci détient une place respectable au statut de référence tant l’interprétation est à la hauteur des ambitions du compositeur et la sonorité merveilleusement dévoilée par la qualité de l’enregistrement. Les contrastes parfois très subtils reçoivent le relief approprié pour les nuances expressives que ce soit pendant les effets d’ensemble ou pour éclairer le contour d’instruments qui doivent se distinguer de la masse (écoutez attentivement les solos marqués pppp de la flûte et de la clarinette à partir de la mesure 118 de la Scène aux champs). Tout est rendu avec une souplesse magistrale qui nous laisse avec le souvenir d’une narration musicale impérissable, &lt;br /&gt;sinon avec le désir de la ré-entendre aussitôt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Contrairement à ce que pourrait laisse croire son numéro d’opus, l’ouverture du Roi Lear a été composée en 1831 et, tel que le note Ronald Vermeulen dans le livret du disque, « suit à la lettre le déroulement de la pièce de théâtre de Shakespeare ». Elle complète fort bien le programme car l’inspiration mélodique et dramatique ne s’était point épuisée après l’énergie requise pour réaliser quelques mois auparavant le chef-d’œuvre de la Symphonie fantastique qui avait mobilisé autour de 130 musiciens lors de sa création et qui avait certainement contribué à l’euphorie dont témoignait Théophile Gautier. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Guy Sauvé&lt;br /&gt;Août 2010&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3353915194548471291-5475554456332878978?l=passionmusiqueetculture.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/feeds/5475554456332878978/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/2010/08/chronique-de-cd-berlioz-symphonie.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3353915194548471291/posts/default/5475554456332878978'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3353915194548471291/posts/default/5475554456332878978'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/2010/08/chronique-de-cd-berlioz-symphonie.html' title='Chronique de cd: Berlioz Symphonie fantastique'/><author><name>Guy Sauvé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11508971328422332971</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/SpPnSE7gJfI/AAAAAAAAAAM/9Mm7X4yCmqs/S220/21dec2006SOLO.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/TGl-MdrqXPI/AAAAAAAAAF8/z1w10Nx9D0k/s72-c/Berlioz+Symphonie+fantastique.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3353915194548471291.post-1347709590355918130</id><published>2010-07-15T10:48:00.000-07:00</published><updated>2010-07-15T10:54:09.031-07:00</updated><title type='text'>Chronique de cd: Peer Gynt rarement entendu</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/TD9KHUNx7gI/AAAAAAAAAF0/prs-WlNqJkU/s1600/Peer+Gynt.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 200px; height: 179px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/TD9KHUNx7gI/AAAAAAAAAF0/prs-WlNqJkU/s200/Peer+Gynt.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5494191559961341442" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:worddocument&gt;   &lt;w:view&gt;Normal&lt;/w:View&gt;   &lt;w:zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:hyphenationzone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;   &lt;w:donotoptimizeforbrowser/&gt;  &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;style&gt; &lt;!--  /* Style Definitions */ p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal  {mso-style-parent:"";  margin:0cm;  margin-bottom:.0001pt;  mso-pagination:widow-orphan;  font-size:12.0pt;  font-family:"Times New Roman";  mso-fareast-font-family:"Times New Roman";} p.MsoBodyText, li.MsoBodyText, div.MsoBodyText  {margin:0cm;  margin-bottom:.0001pt;  mso-pagination:widow-orphan;  font-size:12.0pt;  font-family:"Times New Roman"; 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, Musique de scène pour le drame d’Henrik Ibsen, op.23 (1867)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="" lang="DE"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="" lang="DE"&gt;Dietrich Henschel (Peer Gynt)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="" lang="DE"&gt;Inger Dam-Jensen (Solveig)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="" lang="DE"&gt;Sophie Koch (Anitra)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="" lang="DE"&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Vegar Vardal, violon hardanger&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Orchestre de la Suisse romande&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Ensemble vocal Le Motet de Genève&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Guillaume Tourniaire, chef&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;AEON AECD 1098&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;(Voir site sécurisé &lt;a href="http://www.canadacd.ca/"&gt;www.canadacd.ca&lt;/a&gt; si non disponible en magasin)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;En 2005, la maison Aeon mettait sur le marché un coffret de trois cds dont les deux premiers, enregistrés en 2004,&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;reconstituaient une version de concert (sans décors, ni costumes) de la musique de scène de &lt;i&gt;Peer Gynt &lt;/i&gt;&lt;/b&gt;(prononcer « père guine-te » )&lt;b&gt;,&lt;/b&gt; &lt;b&gt;la célèbre pièce du dramaturge norvégien Henrik Ibsen (1867). Cette version comprend aussi des scènes parlées avec narrateur et comédiens. Les numéros proprement musicaux furent confiés aux soins du compositeur norvégien le plus en vogue d’alors, soit Edvard Grieg.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Le troisième cd (plus de 75 minutes), enregistré en 2000 et offert en « bonus », retranche les vingt-trois scènes parlées et quelques autres numéros musicaux de moindre importance dont quelques courts mélodrames (dialogues entre personnages avec accompagnement musical), pour ne garder que les numéros musicaux.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyText"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText"&gt;En 2010, Aeon recommercialise ce bonus (le cd tel quel de la précédente édition) dans le but d’annoncer son catalogue 2010 qui occupe la part du lion du livret. On apprend hélas très peu de choses sur l’œuvre de Grieg dans ce livret mais l’initiative de relancer un programme musical qui se rapproche nettement plus de la conception originale que les deux populaires suites pour orchestre est fort bienvenue.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoBodyText"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoBodyText"&gt;Rappelons que ces deux suites de &lt;i&gt;Peer Gynt&lt;/i&gt; pour orchestre, op. 46 (1888) et op. 55 (1891) de quatre mouvements chacun sont strictement instrumentales, donc des arrangements qui apportèrent gloire et fortune au compositeur, une manière pour celui-ci de compenser le trop maigre cachet qu’il avait reçu pour la composition de la musique de scène. Quelle ironie d’apprendre que Grieg avait entrepris le projet initial à contrecoeur pour en produire un chef-d’œuvre impérissable au rayonnement international.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Ce cd contient onze pièces instrumentales et douze vocales (cinq pour chœur, deux pour solo et chœur, trois solos, un duo, un trio). Le programme, assez varié dans ses atmosphères, s’écoute avec grand plaisir car on suit les péripéties parfois rocambolesques d’un anti-héros vantard, bon enfant, affabulateur, prêt à raconter n’importe quoi pour épater la galerie et séduire autant de femmes qu’il le peut.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Dans cette suite de ving-trois numéros incluant les huit thèmes tant connus repris dans les suites ultérieures, on y découvre deux pièces de folklore norvégien (un &lt;i&gt;halling&lt;/i&gt; et un &lt;i&gt;springer&lt;/i&gt;) joué au hardanger (violon norvégien avec cordes à résonance sympathique – voir une image de l’instrument via le lien suivant : &lt;a href="http://www.instrumentsdumonde.fr/instrument/194-Violon-Hardanger.html"&gt;http://www.instrumentsdumonde.fr/instrument/194-Violon-Hardanger.html&lt;/a&gt; ), des moments haletants comme la poursuite des trolls contre Peer Gynt et la scène du naufrage, des musiques « exotiques » (le lever du soleil dans &lt;i&gt;Au matin&lt;/i&gt; se passe au Sahara et sa danse arabe précède de quelques années celle que Tchaikovsky avait composée pour &lt;i&gt;Casse-Noisettes&lt;/i&gt;), et des pièces au caractère plus tragique ou sentimentale.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Deux morceaux m’ont particulièrement enchanté. Tout d’abord, la caricaturale et pathétique &lt;i&gt;Danse de la fille du roi de la montagne&lt;/i&gt; car ce roi est celui des trolls, personnages hideux, individualistes et méchants (métaphore très peu flatteuse qu’utilisa Ibsen pour critiquer ses compatriotes qui demeurèrent « neutres » lors de la guerre qui opposa le Danemark à la Prusse). Alors imaginez une princesse troll peu douée de grâce essayant de séduire naïvement l’ineffable Peer. Grieg notait à propos de cette scène : « La musique doit être une parodie absolue et les auditeurs doivent en avoir conscience. Seulement alors l’effet sera comique. »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Le deuxième morceau qui mérite l’attention est la chanson de Solveig. Surtout connue dans sa version orchestrale, (Suite no. 2, op. 55 no. 4), cette pièce est beaucoup plus émouvante quand on l’entend chantée et l’interprétation d’Inger Dam-Jensen est en effet ici fort ravissante.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;D’ailleurs, il faut souligner l’impeccable interprétation de l’orchestre et du chœur qui ont bien rodé ce répertoire ainsi que la prise de son qui nous fait vivre ce drame épique dans toutes ses dimensions expressives de manière absolument convaincante.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;Un très beau disque.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Guy Sauvé&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;" &gt;Juillet 2010&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3353915194548471291-1347709590355918130?l=passionmusiqueetculture.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/feeds/1347709590355918130/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/2010/07/chronique-de-cd-peer-gynt-rarement.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3353915194548471291/posts/default/1347709590355918130'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3353915194548471291/posts/default/1347709590355918130'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/2010/07/chronique-de-cd-peer-gynt-rarement.html' title='Chronique de cd: Peer Gynt rarement entendu'/><author><name>Guy Sauvé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11508971328422332971</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/SpPnSE7gJfI/AAAAAAAAAAM/9Mm7X4yCmqs/S220/21dec2006SOLO.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/TD9KHUNx7gI/AAAAAAAAAF0/prs-WlNqJkU/s72-c/Peer+Gynt.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3353915194548471291.post-3257384335820234091</id><published>2010-07-04T20:37:00.000-07:00</published><updated>2010-07-05T08:41:21.905-07:00</updated><title type='text'>Chronique de cd : Casella</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/TDFVDJthOCI/AAAAAAAAAFs/QkSf3izIXQI/s1600/Casella.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5490262933376153634" style="float: left; margin: 0px 10px 10px 0px; width: 200px; height: 197px;" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/TDFVDJthOCI/AAAAAAAAAFs/QkSf3izIXQI/s200/Casella.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/TDFTwT_lk2I/AAAAAAAAAFk/RHJLAZUutjU/s1600/Casella.jpg"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alfredo Casella (1883-1947)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;/b&gt; &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;/b&gt; &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;/b&gt; &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;/b&gt; &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b style=""&gt;Symphonie no 2, op. 12 (1908-10) &lt;i style=""&gt;(première mondiale)&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="" lang="EN-CA"&gt;Scarlattiana, op. 44 (1926) *&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="" lang="EN-CA"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="" lang="EN-CA"&gt;Martin Roscoe, piano (*)&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="" lang="EN-CA"&gt;BBC Philharmonic&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="" lang="EN-CA"&gt;Gianandrea Noseda&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="" lang="EN-CA"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b style=""&gt;Chandos CHAN 10605&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b style=""&gt;(Voir le site sécurisé &lt;/b&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;span style="" lang="EN-CA"&gt;&lt;a href="http://www.canadacd.ca/"&gt;&lt;span style="" lang="FR-CA"&gt;www.canadacd.ca&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b style=""&gt;si non disponible en magasin)&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b style=""&gt;L’œuvre symphonique de Casella, compositeur italien formé à Paris, pianiste virtuose, chef d’orchestreet organisateurs de concerts connaît récemment&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;un tel intérêt des producteurs discographiques que les mélomanes se retrouveront bientôt devant l’offre de deux labels qui affichent sa deuxième symphonie en « première mondiale », soit Chandos et Naxos. Curieux paradoxe.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b style=""&gt;En examinant les dates d’enregistrement, on s’aperçoit que Naxos a devancé le label britannique d’un an (11-12 janvier 2009 vs 12-13 janvier 2010). Là où Chandos justifie sa réclame tient au fait qu’il fut le premier à commercialiser son produit, soit dès le 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; juin 2010 tandis que Naxos le fera en Europe le 22 juillet et le 27 en Amérique du Nord. Qui des deux a raison ? Pourquoi Naxos attend si longtemps ? Les priorités de « marketing » ont de quoi confondre parfois les amateurs.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b style=""&gt;Mais ces questions m’apparaissent bien secondaires. Vaut mieux se concentrer sur les trois critères qui doivent influencer notre appréciation d’un nouveau disque, soit la pertinence de l’œuvre, la qualité de l’interprétation et la qualité de la production technique. En attendant de comparer la version Naxos que je n’ai pas encore en main, je dois dire que la version Chandos mérite des superlatifs tant l’évaluation globale des trois critères lui est hautement favorable.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b style=""&gt;Des trois symphonies qu’a écrites Casella, la deuxième me semble être le meilleur choix (la troisième écrite trente plus tard ne marquant pas une évolution significative). Bien qu’écrite pendant ses années de formation parisienne, cette œuvre de jeunesse (entre 25 et 27 ans) et de dimension monumentale mahlérienne (cinq mouvements totalisant près de 50 minutes), l’auditeur ne peut résister à la fougue du discours, à la vive palette orchestrale malgré qu’elle trahisse les influences de post-romantiques célèbres. Casella voulait montrer de toute évidence qu’il avait maîtrisé ses connaissances techniques et esthétiques, ne cachait pas son ambition légitime de s’imposer à son tour comme un orchestrateur brillant. &lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b style=""&gt;Sans être une œuvre de maturité, il s’agit d’un chef-d’œuvre dont l’attrait ne réside pas dans le grand art du dépouillement, ni dans la maîtrise de l’essentiel, mais au contraire sa verve excessive, ses ivresses parviennent tout de même à séduire. Et c’est là que l’interprétation de Noseda, superbement servie par les musiciens de l’orchestre, emporte notre totale adhésion : on ne fait pas ici les choses à moitié pour rendre la vigueur juvénile avec toute sa force (la motorique énergique du 2&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; mouvement, la finale grandiose avec tutti d’orgue, de cloches et de cuivres), toute l’étendue de ses variations expressives (le troisième mouvement passionné qui est une reprise verbatim de l’&lt;i style=""&gt;Adagio, quasi andante&lt;/i&gt; de sa première symphonie !, le très lent crescendo du mysticisme serein à l’effusion grandiose de l’épilogue), l’habileté particulière à &lt;st1:personname st="on" productid="la Schostakovich"&gt;la Schostakovich&lt;/st1:personname&gt; du soupçon volontairement induit du sentiment ambigu voguant entre l’ironie ou l’hommage tel qu’on peut le ressentir dans le quatrième mouvement d’allure martiale.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b style=""&gt;Et finalement, le dernier critère, la prise de son a surmonté fort admirablement les défis d’équilibre entre les gigantesques ressources instrumentales et de la gamme étendue de la dynamique. Chandos accomplit des merveilles en maintenant un son naturel dans toute son ampleur, sans affecter la présence sensuelle des effets, les coloris et le corps des pupitres. Cet enregistrement deviendra certainement une référence dans cette catégorie. L’expérience auditive est absolument puissante dès la fin du premier mouvement.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b style=""&gt;Avec &lt;i style=""&gt;Scarlattiana&lt;/i&gt;, nous quittons le côté sombre et torride des massifs symphoniques post-romantiques pour savourer les textures diaphanes du néo-classicisme. À son retour de Paris, Casella n’a ménagé aucun effort pour promouvoir autant la musique contemporaine de ses compatriotes, de sortir le public italien de son provincialisme pour l’éveiller au répertoire international, que de participer au mouvement de revitalisation des œuvres des maîtres anciens de son pays. C’est ainsi que les compositeurs de la génération 1880 en Italie (« &lt;i style=""&gt;generazione dell’ottanta »&lt;/i&gt;), fiers du riche héritage de leur passé ont trouvé amplement matière pour contribuer à ce type de répertoire. On pense d’abord aux trois &lt;i style=""&gt;Suites de danses et airs anciens&lt;/i&gt; de Respighi, ou encore à &lt;i style=""&gt;Vivaldiana, Gabrieliana, &lt;st1:personname st="on" productid="La Cimarosina"&gt;La Cimarosina&lt;/st1:personname&gt;&lt;/i&gt; de Malipiero.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b style=""&gt;Pour sa part, Casella fut l’un des principaux responsables de la résurrection des oeuvres de Vivaldi dès 1939. Il fit aussi des arrangements de symphonies de Clementi. Dans &lt;i style=""&gt;Scarlattiana&lt;/i&gt;, divertimento en cinq mouvements pour piano et petit orchestre, le fameux musicographe Nicolas Slonimsky a repéré pas moins de 88 thèmes tirés des sonates pour clavier de Scarlatti. À vous de jouer maintenant pour les retrouver.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b style=""&gt;C’est une œuvre délicieuse où se côtoient allègrement l’enjouement (1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; mouvement), l’espièglerie (2&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt;), le caractère décidé (3&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt;), la rêverie pré-romantique et un intermède mélancolique (4&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt;) et les humeurs variées et parfois subites (5&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt;) auxquelles s’intègrent aisément un passage évoquant la tarentelle et une finale joyeuse. Les interprètes s’adaptent très bien à ce net changement de climat et encore une fois la prise de son nous comble de satisfaction.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b style=""&gt;Guy Sauvé&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b style=""&gt;1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; juillet 2010&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3353915194548471291-3257384335820234091?l=passionmusiqueetculture.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/feeds/3257384335820234091/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/2010/07/chronique-de-cd-casella.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3353915194548471291/posts/default/3257384335820234091'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3353915194548471291/posts/default/3257384335820234091'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/2010/07/chronique-de-cd-casella.html' title='Chronique de cd : Casella'/><author><name>Guy Sauvé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11508971328422332971</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/SpPnSE7gJfI/AAAAAAAAAAM/9Mm7X4yCmqs/S220/21dec2006SOLO.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/TDFVDJthOCI/AAAAAAAAAFs/QkSf3izIXQI/s72-c/Casella.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3353915194548471291.post-4447092285233756778</id><published>2010-06-07T05:28:00.001-07:00</published><updated>2010-06-22T09:22:05.439-07:00</updated><title type='text'>Chronique cd: Halvorsen</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/TAzmFITjoOI/AAAAAAAAAFc/zTEiSRB4Mlo/s1600/Halvorsen.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 200px; height: 198px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/TAzmFITjoOI/AAAAAAAAAFc/zTEiSRB4Mlo/s200/Halvorsen.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5480007822406295778" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:worddocument&gt;   &lt;w:view&gt;Normal&lt;/w:View&gt;   &lt;w:zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:hyphenationzone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;   &lt;w:donotoptimizeforbrowser/&gt;  &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;style&gt; &lt;!--  /* Style Definitions */ p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal  {mso-style-parent:"";  margin:0cm;  margin-bottom:.0001pt;  mso-pagination:widow-orphan;  font-size:12.0pt;  font-family:"Times New Roman";  mso-fareast-font-family:"Times New Roman";  mso-fareast-language:FR-CA;} a:link, span.MsoHyperlink  {color:blue;  text-decoration:underline;  text-underline:single;} a:visited, span.MsoHyperlinkFollowed  {color:purple;  text-decoration:underline; 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 &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Andante religioso (1&lt;sup&gt;ère&lt;/sup&gt; mondiale- 1890) (*)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Suite de &lt;i style=""&gt;Mascarade&lt;/i&gt; (1922)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;La Mélancolie (1913) (**)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Symphonie no. 1 en do mineur (1920)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Marianne Thorsen, violon (*)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Melina Mandozzi, violon (**)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Orchestre phiharmonique de Bergen&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Neeme Järvi, chef&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Chandos Chan 10584 (76 min.48)&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Disponible sur le site sécurisé www.canadacd.ca&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;si non disponible en magasin&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Johan Halvorsen, violoniste virtuose, arrangeur et chef d’orchestre, fut, avec Sinding,&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;l’un des compositeurs norvégiens les plus importants de sa génération après Grieg et Svendsen et faisait partie d’un groupe qui a maintenu la tradition romantique dans son pays.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Manifestant très jeune un véritable talent, Halvorsen devint à l’âge de quinze ans, violoniste du Folktheater de Kristiana (aujourd’hui Oslo). En 1885, il fut promu premier violon de l’Orchestre Harmonien de Bergen, l’ancêtre de la formation qui figure sur ce disque. En 1899, il devient chef de cet orchestre et directeur musical du théâtre national de la ville. À ce titre, sa carrière se développa considérablement; il dirigeait de la musique scénique surtout composée par lui (plus d’une trentaine pour des pièces de théâtre), mais aussi toutes les productions lyriques, les matinées musicales, les concerts symphoniques et folkloriques jusqu’à sa retraite en 1929.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;En tant que compositeur de musique pour le théâtre, il s’est établi une réputation fort enviable grâce à une grande maîtrise des ressources instrumentales (il savait jouer de presque tous les instuments de l’orchestre), habilement adaptées aux différents caractères des scènes et des mouvements de danses. Pour s’en convaincre, on n’a qu’à écouter comment il sait rendre l’atmosphère élégante et gaie du cotillon, menuet, gavotte, passepied, bacchanale mais aussi relever l’aspect comique, caricatural de la danse grotesque (Molinasque), toutes tirées de sa suite pour &lt;i style=""&gt;Mascarade&lt;/i&gt;. On peut en dire autant de la Marche d’entrée des boyards, pièce flamboyante qui ouvre magnifiquement cette série dédiée à l’œuvre orchestrale de Halvorsen et qui compte parmi ses oeuvres les plus justement célèbres.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Il était grand temps que l’anthologie amorcée par Chandos soit entreprise pour sortir Halvorsen de l’oubli en dehors des pays scandinaves. En complétant le programme par la première de ses trois symphonies, on sera plus en mesure d’apprécier l’émulation qu’il a donnée à ce genre à la génération de compositeurs qui a suivi. Avant lui, Grieg rejetta la seule symphonie qu’il avait rédigée. Quant à Svendsen (1840-1911), surtout connu pour ses rapsodies norvégiennes, a laissé deux symphonies qui procèdent d’un style personnel et caractérisé à la fois par l’influence du folklore et de la forme classique. Ensuite, Sinding (1856-1941), fort apprécié de son vivant mais boudé par la suite à cause des réactionnaires antiromantiques, a laissé quatre symphonies dont seule la première, composée en 1880 et révisée en 1890, semble la plus réussie.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Avec Halvorsen, le post-romantisme prend davantage le pas avec un premier mouvement (Allegro non troppo) ouvrant sans délai sur un thème décidé, grandiose mais dont la tonalité mineure et le rythme en hémioles viennent donner une teinte un peu tragique mais tempérée par un deuxième thème tendre, optimiste et vaillant. Le deuxième mouvement (Andante) est d’un lyrisme ample et aux textures plus denses. Le scherzo, débutant sur des accords d’une plénitude sereine, retrouve légèreté et humour (par ex. : mélodie aux hautbois accompagnée du tintement de triangle). Le final propose diverses évocations très prégnantes, telle la mélodie irrésistible de la clarinette, le thème dramatique de l’Allegro deciso, un passage d’une suavité toute brahmsienne (à 2 min.27 et à 6 min 52), une parenthèse surprenante et comique (à&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;4 min 28), une coda concluant dans une apothéose triomphante.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Avec cette superbe symphonie, écrite vers la fin de la cinquantaine, Halvosen démontre une orchestration brillante (admirablement servie par une prise de son de très grande qualité) avec des pupitres très habilement utilisés, une conduite cohérente des thèmes et des développements ainsi qu’une personnalité sûre, appuyée par la maturité d’un travail constant. Bref, une très belle découverte qui nous rendra impatients d’écouter les prochains volumes à plus forte raison que ce répertoire ne pourrait trouver meilleur ambassadeur que l’Orchestre philharmonique de Bergen dont l’histoire remonte, selon les notes du livret, aussi loin que 1765,    « ce qui fait de cet ensemble l’un des plus anciens orchestres du   monde » et que Halvorsen lui-même a dirigé pendant plus de trente ans.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Guy Sauvé&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Juin 2010&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3353915194548471291-4447092285233756778?l=passionmusiqueetculture.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/feeds/4447092285233756778/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/2010/06/chronique-cd-halvorsen.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3353915194548471291/posts/default/4447092285233756778'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3353915194548471291/posts/default/4447092285233756778'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/2010/06/chronique-cd-halvorsen.html' title='Chronique cd: Halvorsen'/><author><name>Guy Sauvé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11508971328422332971</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/SpPnSE7gJfI/AAAAAAAAAAM/9Mm7X4yCmqs/S220/21dec2006SOLO.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/TAzmFITjoOI/AAAAAAAAAFc/zTEiSRB4Mlo/s72-c/Halvorsen.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3353915194548471291.post-1292212739897644455</id><published>2010-05-17T08:42:00.000-07:00</published><updated>2010-05-17T08:46:06.963-07:00</updated><title type='text'>Chronique cd : Louis Spohr</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/S_FkGGpntLI/AAAAAAAAAFM/LWHEm6Rqwxc/s1600/Spohr.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 200px; height: 195px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/S_FkGGpntLI/AAAAAAAAAFM/LWHEm6Rqwxc/s200/Spohr.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5472265078259037362" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Louis Spohr (1784-1859)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Concerto (Concertante) pour 2 violons et orchestre, no. 1, op. 48&lt;br /&gt;Concerto (Concertante) pour 2 violons et orchestre, no. 2, op. 88&lt;br /&gt;Duo pour 2 violons, op. 3, no. 3&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Henning Kraggerud, violon&lt;br /&gt;Oyvond Bjora, violon&lt;br /&gt;Oslo Camerata et Orchestre de chambre Barratt-Due&lt;br /&gt;Stephan Baratt-Due, chef&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Naxos 8570840&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans sa biographie consacrée à Spohr (Eds. Papillon, coll. Mélophiles, Genève 2006), la musicologue Hélène Cao écrit : « &lt;italique&gt;La musique de Spohr reflète ce passage du classicisme au romantisme, tout en résistant aux classifications expéditives : si l’influence de Haydn et de Mozart restera longtemps perceptible, son langage s’émancipe rapidement de celui de ces deux modèles; en même temps, il ne correspond pas à l’idée « progressiste » qu’on se fait du romantisme. De là vient en partie l’oubli dans lequel Spohr est tombé car la postérité aime à ranger les artistes dans des cases soigneusement étiquetées et ne garde la mémoire de quelques figures emblématiques. &lt;/italique&gt;»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis l’année où ce livre a été publié, on peut dire que l’édition discographique a largement contribué à réhabiliter un des musiciens les plus actifs de la première moitié du dix-neuvième siècle. À ce jour, des quelque 300 œuvres que l’on a répertoriées, on a maintenant enregistré ses 18 concertos pour violon et orchestre, ses 10 symphonies, ses 4 concertos pour clarinette, ses 5 trios avec piano, ses 7 quintettes à cordes, ses 4 double quatuors à cordes, de la musique de chambre pour grand ensemble (septuor, octuor et nonette) et presque toutes ses ouvertures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien qu’il reste encore bon nombre d’opus à enregistrer, notamment ceux qui comportent des combinaisons instrumentales plutôt originales pour l’époque, on peut supposer que plusieurs autres albums viendront sous peu ajouter leurs pierres à l’édifice d’une œuvre monumentale. Il était grand temps que l’ombre du grand Beethoven sur ses contemporains se dissipe peu à peu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devant un choix déjà assez vaste, les deux concertantes (ou concertos) pour deux violons offertes ici s’avèrent un bon choix pour le mélomane qui souhaite s’initier à ce compositeur qui exprimait sans gêne, notamment dans son autobiographie, sa déception envers la superficialité des amateurs et la complaisance de certains compositeurs. Bien sûr, pour l’apprécier à sa juste valeur, il faut accorder notre écoute dans la perspective du répertoire de la première moitié du XIXème siècle et non pas avec les Brahms, Liszt, Wagner et leur suite mais plutôt dans la lignée des Weber, Mendelssohn, Rossini, Paganini par exemple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des deux Concertantes, je préfère la deuxième. Dans les deux cas, Spohr fait preuve d’une verve mélodique indéniable, d’une originalité technique (« qui devait rapidement lui valoir une réputation d’égal de Beethoven », selon Hartmut Becker) et d’une virtuosité éblouissante. Mais il concède l’écriture brillante de la première mouture au profit d’une maturité d’expression et d’un équilibre formel plus satisfaisant dans la seconde. Je pense notamment au troisième mouvement où l’atmosphère chaleureuse de l’accompagnement orchestral se conjugue fort bien avec le caractère décidé du thème.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai eu l’occasion de comparer cette interprétation avec celle enregistrée sept ans plus tôt, en 2001 chez CPO (999798-2 avec les solistes Ulf et Gunhild Hoelscher). Alors que ces derniers jouent tellement de prudence que le tempo s’en ressent au point d’en être appesanti dans les deux œuvres, ils n’évitent pas pour autant les fréquents problèmes d’intonation; l’intention est honnête mais ne parvient pas à convaincre. Avec les solistes choisis chez Naxos, on admirera la fraîcheur, voire même le goût du risque, qui laissent le mélomane admiratif devant tant d’audace. À part le premier mouvement de la Concertante no. 1 qui, dans les deux versions, met en évidence les écueils périlleux (bien avant que soient publiés les caprices et concertos de Pagnini), les solistes norvégiens se tirent nettement mieux d’affaire et nous parviennent dans tous les autres mouvements à une réussite qui mérite d’être soulignée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Duo, composé en 1803 et d’une durée de près de dix minutes, comporte sept sections brèves qui démontrent la variété d’idées motiviques dont était capable le compositeur –pédagogue. Les étudiants auront intérêt à pratiquer cette étude, un beau complément de programme qui ne sombre pas, loin de là, à la sécheresse académique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Guy Sauvé&lt;br /&gt;Mai 2010&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3353915194548471291-1292212739897644455?l=passionmusiqueetculture.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/feeds/1292212739897644455/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/2010/05/chronique-cd-louis-spohr.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3353915194548471291/posts/default/1292212739897644455'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3353915194548471291/posts/default/1292212739897644455'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/2010/05/chronique-cd-louis-spohr.html' title='Chronique cd : Louis Spohr'/><author><name>Guy Sauvé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11508971328422332971</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/SpPnSE7gJfI/AAAAAAAAAAM/9Mm7X4yCmqs/S220/21dec2006SOLO.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/S_FkGGpntLI/AAAAAAAAAFM/LWHEm6Rqwxc/s72-c/Spohr.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3353915194548471291.post-4920974458179827479</id><published>2010-05-10T05:18:00.001-07:00</published><updated>2010-06-22T09:08:31.693-07:00</updated><title type='text'>Chronique cd Coup de coeur: La splendeur faite clavecin</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/S-f6UBtUoaI/AAAAAAAAAFE/MJyYGuSmlWk/s1600/Sources+du+jeune+Bach+Alpha+149.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 200px; height: 178px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/S-f6UBtUoaI/AAAAAAAAAFE/MJyYGuSmlWk/s200/Sources+du+jeune+Bach+Alpha+149.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5469615494427615650" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bach, Johann Sebastian (1685-1750) :&lt;br /&gt;Toccata en mi mineur BWV 914&lt;br /&gt;Toccata en sol mineur BWV 915&lt;br /&gt;Capriccio sur le départ d’un frère bien-aimé BWV 992&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Buxtehude, Dietrich (1637-1707) :&lt;br /&gt;Suite en do majeur BuxWV 226&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Froberger, Johann Jacob (1616-1667) :&lt;br /&gt;Deuxième Toccata en ré mineur&lt;br /&gt;Deuxième Suite en ré mineur&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Kerll, Johan Kaspar Kerll (1627-1693) :&lt;br /&gt;Suite en fa majeur&lt;br /&gt;Passacaglia&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reincken, Johann Adam (1623-1722) :&lt;br /&gt;Toccata en sol majeur&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Céline Frisch, clavecin allemand d’Anthony Sidey&lt;br /&gt;Alpha 149&lt;br /&gt;Distribution : www.canadacd.ca&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bach fut un grand maître incontesté et universel. Mais qui ont été ses maîtres, c’est-à-dire ceux qui, à part sa propre famille, ont exercé une influence significative sur le développement de sa manière de composer ? La réponse se trouve dans ce programme bien pensé, alternant entre des œuvres d’illustres prédécesseurs et d’œuvres de jeunesse de Bach, alors dans la vingtaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chacun à leur manière, les précurseurs de Bach ont contribué à établir la musique pour clavier du nord de l’Allemagne à un niveau de reconnaissance internationale, comparable au meilleur de ce qu’avaient produit l’Italie, la France, l’Angleterre et les Pays-Bas. Dans l’acquisition de son métier, Bach se devait d’abord d’assimiler le répertoire des plus illustres représentants de sa nation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, en commençant dans l’ordre chronologique par Froberger, musicien le plus cosmopolite des quatre, on lui doit d’avoir participé à la stndardisation et la diffusion de la forme classique de la suite pour clavier (lent : Allemande; vite : Courante; lent : Sarabande; vite : Gigue) telle qu’on peut l’entendre sur toutes les suites de ce disque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reincken, musicien presque centenaire dont Bach admirait la virtuosité et le sens de l’harmonisation, était un improvisateur hors pair, doué d’une excellente technique et savait utiliser brillament les ressources de l’orgue (volume, couleurs, textures, contraste) nouvellement développées par les grandes familles de facteurs de l’orgue baroque allemand. Les deux musiciens se sont rencontrés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Kerll, un des musiciens allemands les plus célèbres de son temps et reconnu pour avoir insufflé un esprit nouveau dans l’art de la composition, a rencontré Froberger lors de ses séjours en Italie et à Dresde. Il enseigna à Pachelbel qui enseigna à son tour au frère aîné de Bach, celui-là même qui inculqua les rudiments du clavier à son jeune frère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Buxtehude, organiste de Lübeck, l’une des villes les plus actives grâce aux fameuses Abendmusiken (soirées musicales), avait une réputation telle qu’il attira de nombreux élèves et visiteurs dont Bach en 1705 (pendant quatre semaines). Il était un virtuose de l’orgue notamment pour l’usage exceptionnel du pédalier qui servait de voix contrapuntique beaucoup plus élaborée que les longues notes tenues de cantus firmus. Son œuvre est abondante (113 cantates, 27 concerts spirituels, 32 préludes de chorals, 22 sonates de musique de chambre, 89 pièces pour orgue, 19 suites pour clavecin, 6 séries de variations).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous ces musiciens-compositeurs ont donc exercé une influence fondamentale sur le jeune Bach mais jusqu’à quel point doit-on insister, comme le mentionne le livret, sur l’anecdote de son fils Carl Philip Emanuel (à l’effet que le petit Jean-Sébastien, alors âgé entre dix et quatorze ans, recopiait au clair de lune les partitions de clavier appartenant à la collection personnelle de son frère) pour parler de ces influences ? Cela me semble un peu court. Par exemple, il aurait fallu prendre en considération que l’on a découvert les dix-neuf suites de clavecin de Buxtehude seulement en 1940. Bach a sûrement plus appris auprès de Buxtehude lors de son séjour à Lübeck qu’en retranscrivant le cahier de son frère. Il y a matière à discussion il me semble.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parlons plutôt de l’enregistrement et en premier lieu de la grande autorité dont fait preuve Céline Frisch. Sa technique impressionante se joue des difficultés liées à l’ornementation, aux impétueux passages des toccates de Bach, aux audaces rythmiques mais aussi à la respiration des moments plus contemplatifs. Pas étonnant qu’elle se soit mérité un Grand Prix de l’Académie Charles-Cros (Rameau sur label Alpha), et les éloges unanimes des seize disques réalisés à ce jour (notamment pour les Variations Goldberg aussi sur label Alpha).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parlons aussi de l’instrument qui rayonne d’une sonorité ample, généreuse, majestueuse et bien équilibrée dans tous les registres. Une pure merveille ! Dommage que le livret n’en dise rien, ni ne nous suggère de repères pour mieux le connaître.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, la prise de son est absolument splendide. Elle est suffisamment rapprochée pour bien définir toute la tessiture et de savourer les harmoniques mais de manière à éprouver aucune fatigue lors d’une écoute prolongée. Le dosage est parfait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Guy Sauvé&lt;br /&gt;Mai 2010&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3353915194548471291-4920974458179827479?l=passionmusiqueetculture.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/feeds/4920974458179827479/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/2010/05/chronique-cd-coup-de-coeur-la-splendeur.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3353915194548471291/posts/default/4920974458179827479'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3353915194548471291/posts/default/4920974458179827479'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/2010/05/chronique-cd-coup-de-coeur-la-splendeur.html' title='Chronique cd Coup de coeur: La splendeur faite clavecin'/><author><name>Guy Sauvé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11508971328422332971</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/SpPnSE7gJfI/AAAAAAAAAAM/9Mm7X4yCmqs/S220/21dec2006SOLO.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/S-f6UBtUoaI/AAAAAAAAAFE/MJyYGuSmlWk/s72-c/Sources+du+jeune+Bach+Alpha+149.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3353915194548471291.post-6317802149531602620</id><published>2010-04-26T05:21:00.000-07:00</published><updated>2010-06-22T09:09:19.914-07:00</updated><title type='text'>Chronique cd: Druschetzky</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/S9WFX2cI6TI/AAAAAAAAAE0/oUOEiu8MlsM/s1600/Druschetzky.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 200px; height: 178px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/S9WFX2cI6TI/AAAAAAAAAE0/oUOEiu8MlsM/s200/Druschetzky.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5464420367680989490" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Georg Druschetzky&lt;br /&gt;(1745-1819)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3 Parthias pour vents (La mineur, Do, Mi bémol)&lt;br /&gt;Motetto (pour vents)&lt;br /&gt;Offertorium &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;Veritas me&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;(pour choeur et vents)&lt;br /&gt;Der Fruhling (pour choeur et vents)&lt;br /&gt;Variations sur un thème (pour vents)&lt;br /&gt;Sehnsucht (pour choeur et vents)&lt;br /&gt;Punschlied (pour choeur et vents)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amphion Wind Octet&lt;br /&gt;Collegium Vocale 1704&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Accent ACC 24208&lt;br /&gt;(Distr.: www.canadacd.ca)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Compositeur originaire de Bohême, Druschetzky fit d'abord des études de hautbois avant de devenir, de 1768 à 1774, musicien de régiment et ensuite Kapellmeister. Après avoir occupé divers emplois qui l'ont amené à exercer son métier dans plusieurs endroits, il s'établit finalement en 1807 à Pest au service de l'archiduc Joseph Anton Johann à titre de compositeur et fut promu en 1813 au rang de directeur musical d'un ensemble à vents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le livret nous rappelle pertinemment que cette époque, ravagée par les guerres napoléoniennes, a vu la disparition de nombreux orchestres de cour pour financer les interventions militaires. En revanche, la musique pour harmonies, c'est-à-dire pour des ensembles à vent, généralement constituées de deux hautbois, deux clarinettes, deux bassons et deux cors, a connu un essor significatif autant pour les divertissements de nobles patrons que pour les offices religieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est dans ce contexte que Druschetzky s'affirme comme l'un des représentants les pus illustres de sa génération. J'ai été étonné d'apprendre qu'il ait composé dans tous les genres (opéras, symphonies, concertos, ballets, messes, musique de chambre) et en aussi grande quantité: 150 partitas pour ensembles à vents, 26 symphonies, 36 quatuors à cordes, une douzaine de messes, deux concertos pour hautbois. Virtuose des timbales, il a même écrit  un concerto pour six timbales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce disque vient donc combler une lacune importante dans l'histoire de la musique à plus forte raison que l'interprétation de l'Octuor à vents Amphion (auquel s'est joint un contrebassiste) est d'une convivialité contagieuse. Il démontre la pleine maîtrise du compositeur de petites formes pour ce type de formation. On sent que les musiciens prennent grand plaisir à ce programme où sont aménagés certains passages virtuoses (par exemple: la clarinette dans l'Allegro du Motetto).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'octuor Amphion utilise soit des instruments d'époque (ca 1800), soit des copies fidèles aux originaux, et d'où il en tire des timbres lumineux, des coloris savoureux, notamment dans les passages au caractère enjoué. La plénitude sonore se démarque autant dans les contrepoints efficaces que dans les tutti parfois robustes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le disque compte aussi quatre pièces pour choeur et vents, contrairement à ce que pourrait laisser entendre l'intitulé du disque. On a omis d'inscrire le minutage pour l'Offertorium: 6 min.25.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Y aurait-il mieux valu les remplacer par une ou deux autres parthias ? Sans doute. Mais ne boudons pas le choix de l'éditeur qui a voulu nous révéler un aspect différent de ce compositeur encore si méconnu. Peut-être veut-il disposer notre attention sur d'éventuels enregistrements de sa musique religieuse? Quoique qu'il en soit, ce disque mérite sa place dans la collection des mélomanes à l'affût de répertoire insoupçonné de maîtres talentueux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Guy Sauvé&lt;br /&gt;Avril 2010&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3353915194548471291-6317802149531602620?l=passionmusiqueetculture.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/feeds/6317802149531602620/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/2010/04/chronique-cd-druschetzky.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3353915194548471291/posts/default/6317802149531602620'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3353915194548471291/posts/default/6317802149531602620'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/2010/04/chronique-cd-druschetzky.html' title='Chronique cd: Druschetzky'/><author><name>Guy Sauvé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11508971328422332971</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/SpPnSE7gJfI/AAAAAAAAAAM/9Mm7X4yCmqs/S220/21dec2006SOLO.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/S9WFX2cI6TI/AAAAAAAAAE0/oUOEiu8MlsM/s72-c/Druschetzky.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3353915194548471291.post-1997012458163238225</id><published>2010-04-20T13:03:00.000-07:00</published><updated>2010-06-22T09:18:09.948-07:00</updated><title type='text'>Chronique de cd: Hommage à Chopin</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/S84IjC7yblI/AAAAAAAAAEs/A9hWHafCZv0/s1600/Hommage+%C3%A0+Chopin.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 200px; height: 200px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/S84IjC7yblI/AAAAAAAAAEs/A9hWHafCZv0/s200/Hommage+%C3%A0+Chopin.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5462312796223073874" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Balakirev: Impromptu sur les thèmes de deux préludes de Chopin&lt;br /&gt;Bendel: Hommage à Chopin, op.111, no. 1&lt;br /&gt;Grieg: Studie (Hommage à Chopin), op. 73, no. 5&lt;br /&gt;Busoni: Dix variations sur un prélude de Chopin en do mineur, BV213a&lt;br /&gt;Napravnik: Notturno (La réminiscence de Chopin), op. 48, no. 1&lt;br /&gt;Tchaikovsky: Un poco di Chopin, op. 72, no. 15&lt;br /&gt;Honegger: Souvenir de Chopin&lt;br /&gt;Sir Lennox Berkeley: Trois mazurkas, op.32&lt;br /&gt;Villa-Lobos: Hommage à Chopin&lt;br /&gt;Mompou: Variations sur un thème de Chopin&lt;br /&gt;Godard: Hommage à Chopin, op. 66, no. 2&lt;br /&gt;Godowsky: Profil (Chopin)&lt;br /&gt;Leschetizky: Hommage à Chopin, op. 46, no. 9&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Disponible via le site sécurisé www.canadacd.ca&lt;br /&gt;si non disponible en magasin&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La firme britannique Hyperion est reconnue pour nous faire connaître des oeuvres inédites, par des interprètes de haut niveau. Elle a pris des initiatives fort bienvenues en développant aussi des collections par thème. Parmi toutes ces aventures, le répertoire pour piano y occupe une place privilégiée, par exemple avec l'intégrale pour piano seul de Liszt (près de 60 volumes), ou encore la série The Romantic Piano Concertos (actuellement en 50 volumes).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est donc dire que ce label se distingue par l'originalité de ses contenus et il ne fait pas de doute que ce nouvel enregistrement laissera sa marque. Alors qu'à l'occasion du bicentenaire de la naissance de Chopin, trop de compagnies se cantonnent frileusement dans un ronron de redites qui n'offrent rien pour capter notre attention, Hyperion nous propose plutôt l'hommage le plus stimulant, le plus pertinent, le plus imaginatif que j'ai vu jusqu'à ce jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout d'abord, le minutage est très généreux: 29 plages pour un total de 79 min.40, c'est très rare. Plus intéressant cependant, l'hommage est d'envergure internationale car la nationalité des compositeurs est fort diverse (Russie, Bohème, Norvège, Italie, Angleterre, Brésil, France, Suisse, Pologne).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore plus remarquable, c'est la diversité de la palette expressive, la variété des humeurs que le style de Chopin pouvait exprimer. Au-delà de la virtuosité, l'auditeur est amené à voguer entre héroïsme, rêverie, méditation, sentiment révolutionnaire, caractère sombre, dandysme, stylisation de danse folklorique. Pas étonnant donc de voir autant de compositeurs se mesurer à l'un ou l'autre de ces défis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore faut-il que l'interprète soit en pleine possession de ses moyens techniques et interprétatifs. Jonathan Plowright sert ce programme à la perfection, avec une conviction, un panache comparable, par exemple, à celui d'un pianiste mieux connu chez nous, Marc-André Hamelin. Plowright fait partie de cette génération qui n'aura pas fini de nous surprendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'il y a bien un disque à se procurer pour les amoureux de la musique de Chopin en cet an de grâce 2010, c'est bien celui-ci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Guy Sauvé&lt;br /&gt;Avril 2010&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3353915194548471291-1997012458163238225?l=passionmusiqueetculture.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/feeds/1997012458163238225/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/2010/04/balakirev-impromptu-sur-les-themes-de.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3353915194548471291/posts/default/1997012458163238225'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3353915194548471291/posts/default/1997012458163238225'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/2010/04/balakirev-impromptu-sur-les-themes-de.html' title='Chronique de cd: Hommage à Chopin'/><author><name>Guy Sauvé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11508971328422332971</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/SpPnSE7gJfI/AAAAAAAAAAM/9Mm7X4yCmqs/S220/21dec2006SOLO.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/S84IjC7yblI/AAAAAAAAAEs/A9hWHafCZv0/s72-c/Hommage+%C3%A0+Chopin.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3353915194548471291.post-7973638727993692847</id><published>2010-03-06T20:27:00.001-08:00</published><updated>2010-03-08T12:35:27.151-08:00</updated><title type='text'>Chronique CD : Weingartner</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/S5MuMS5CehI/AAAAAAAAAEk/r9VHuZ9B4O4/s1600-h/Weingartner+CPO.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 200px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/S5MuMS5CehI/AAAAAAAAAEk/r9VHuZ9B4O4/s200/Weingartner+CPO.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5445747163185445394" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Felix Weingartner &lt;br /&gt;(1863-1942)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Felix Weingartner:&lt;br /&gt;Concerto pour violon, op. 52&lt;br /&gt;Schubert : Symphonie (no 7), D 729&lt;br /&gt;arrangée par Felix Weingartner d’après les fragments et l’esquisse&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Laurent Albrecht Breuninger, violon&lt;br /&gt;SWR Rundfunkorchester Kaiserlautern&lt;br /&gt;Alun Francis, chef&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;CPO 999 424-2&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La carrière de Felix Weingartner, né en Autriche, comporte essentiellement deux volets : chef d’orchestre et compositeur, les deux ayant démarré la même année, 1884, avec la création de son premier opéra &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Sakuntala&lt;/span&gt;, et l’obtention du poste de direction de l’orchestre de l’opéra de Königsberg. En examinant le nombre d’œuvres d’envergure qu’il a écrites (9 opéras, 7 symphonies, 5 quatuors à cordes, poèmes et ouvertures symphoniques, un octuor, un sextuor, etc), on a raison de se demander laquelle de ces occupations a pris le plus de place dans sa vie.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement pour le mélomane curieux d’apprécier les perles rares du post-romantisme, la firme CPO a déjà produit près d’une dizaine de disques de musique symphonique et de chambre, de sorte qu’on peut maintenant se faire une bonne idée de son talent de compositeur. Le présent disque sort des sentiers en proposant pour la première fois à son catalogue un concerto et un arrangement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le concerto en trois mouvements pour violon et orchestre op. 52, créé en 1912 par un Fritz Kreisler à l’aube de sa célébrité, démontre une maîtrise de l’écriture pour l’instrument rivalisant de virtuosité et de cadences redoutables avec les autres concertos fermement établis au répertoire. On retrouve par moments l’opulence brahmsienne dans le premier mouvement, des passages tantôt suaves tantôt pétillants dans le deuxième, un thème enjoué dans le troisième tout en bravoure, intitulé &lt;br /&gt;« Caprice savoyard ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’interprétation de Laurent Albrecht Breuninger, gagnant de plusieurs prix dont un lors d’une compétition internationale de violon tenue à Montréal en 1995, est à la hauteur de la commande fort exigeante. Lors de brefs épisodes de quelques secondes, la masse orchestrale écrase la partie soliste, mais cela compte peu en regard des pages héroïques brillamment défendues par le soliste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allons à Schubert. Les mélomanes désirant acquérir une « intégrale » des symphonies de Schubert doivent regarder attentivement le contenu des boîtiers car, dans la grande majorité des cas, il y a un trou béant entre la sixième et la huitième. Où est donc passée la septième ? Elle existe pourtant même si Schubert ne lui a pas attribué de numéro. Il avait, contrairement à d’autres esquises ou autres oeuvres du genre demeurées inachevées, apposé la mention &lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Fine&lt;/span&gt;, dignement calligraphiée, au terme de quatre mouvements, des quelque 1350 mesures, toutes bel et bien « barrées ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le hic : seules les cent dix premières mesures comportent l’orchestration complète. Tout le reste est noté jusqu’à la fin par des lignes mélodiques accompagnées de basses, soit aux premiers violons, soit aux instruments à vent (seul ou en groupe) prenant le relai. Selon Sir George Grove qui reçut le manuscrit entier en 1861, &lt;br /&gt;« chaque mesure est inscrite, les tempi et les noms des instruments sont écrits au début de chaque mouvement, toutes les nuances sont &lt;br /&gt;indiquées .»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La tentation de compléter l’orchestration, de remplir les cases laissées ouvertes de cette symphonie tient au fait qu’elle représente un moment charnière dans l’évolution de Schubert. Pour la première fois, il utilise trois trombones et quatre cors, sacrifie la reprise de l’exposition, développe cette dernière au cours de trois tonalités, manifestant ainsi le besoin de se démarquer définitivement des influences de Mozart et de Haydn, de s’engager dans une voie nettement plus personnelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trois musiciens ont donc cédé à cette tentation. Il y eût d’abord John Francis Barnett en 1883 mais il ne subsiste maintenant que la réduction pour piano. Ensuite, il y eût Weingartner. Finalement, le musicologue Brian Newbould qui bénéficie de la plus grande diffusion, notamment avec la version de Sir Neville Marriner dans un coffret de six cds parus chez Philips (Dix symphonies et les deux esquisses D 615 et D 708a), la belle version de Charles Mackerras sur Hyperion (un cd, pas la 7ème mais la 10ème et les deux esquisses), enfin son orchestration de la septième, enregistrée isolément chez Koch Schwann-Musica Mundi avec Gabriel Chmura.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre les versions Newbould et Weingartner, il y a des différences d’instrumentation et de textures polyphoniques très significatives qu’il serait trop long d’exposer dans cette chronique. Chaque version ayant ses mérites propres, seule une question de goût déterminera la préférence de chacun pour l’une ou pour l’autre. Pour ma part, l’exercice de comparaison en vaut la peine. J’apprécie davantage à la pudeur musicologique les audaces instrumentales plus imaginatives, les contrepoints plus denses, les textures plus riches de Weingartner. C’est bien tout son métier de compositeur qui vient donner ici une dimension dramatique attachante. Brahms, « tremblant qu’un arrangeur anglais ne fasse une obscénité » (Massin) à partir du manuscrit alors déposé à la bibliothèque du Royal College of Music de Londres, peut maintenant dormir en paix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Guy Sauvé&lt;br /&gt;Mars 2010&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3353915194548471291-7973638727993692847?l=passionmusiqueetculture.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/feeds/7973638727993692847/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/2010/03/chronqiue-cd-weingartner.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3353915194548471291/posts/default/7973638727993692847'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3353915194548471291/posts/default/7973638727993692847'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/2010/03/chronqiue-cd-weingartner.html' title='Chronique CD : Weingartner'/><author><name>Guy Sauvé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11508971328422332971</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/SpPnSE7gJfI/AAAAAAAAAAM/9Mm7X4yCmqs/S220/21dec2006SOLO.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/S5MuMS5CehI/AAAAAAAAAEk/r9VHuZ9B4O4/s72-c/Weingartner+CPO.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3353915194548471291.post-4213404403492486523</id><published>2010-02-25T05:14:00.000-08:00</published><updated>2010-06-22T09:18:36.367-07:00</updated><title type='text'>Chronique CD : Sor</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/S4Z37eQ6I5I/AAAAAAAAAEU/W4HqyGOwkdQ/s1600-h/Sor.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 199px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/S4Z37eQ6I5I/AAAAAAAAAEU/W4HqyGOwkdQ/s200/Sor.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5442169063343793042" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Fernando Sor&lt;br /&gt;(1778-1839)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Introduction, air et variations sur "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;O cara armonia"&lt;/span&gt; de La Flûte enchantée de Mozart, op.9&lt;br /&gt;Grand solo, op. 14&lt;br /&gt;Andante largo, op. 5, no. 5&lt;br /&gt;5 études, op. 6, nos 2, 8, 9, 11, 12&lt;br /&gt;5 menuets, op 11, nos 4-8&lt;br /&gt;3 menuets, op. 3; op.5 no. 3; op. 24 no 1&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;William Carter, guitare Tony Johnson (2006), d'après un modèle du 19ème siècle&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Linn CKD 343 (SACD hybride)&lt;br /&gt;Disponible via le site sécurisé www.canadacd.ca&lt;br /&gt;si non disponible en magasin&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fernando Sor est une figure incontournable pour les guitaristes mais largement ignorée de l'ensemble des mélomanes, à plus forte raison qu'il y a bien des années qu'on a vu un disque uniquement consacré à ses oeuvres (à part l'anthologie hélas incomplète amorcée par Naxos).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Curieusement, il fut surtout connu de son vivant pour sa musique vocale et de ballet: son ballet &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Cendrillon&lt;/span&gt; fut choisi pour inaugurer le théâtre du Bolshoi et joué plus d'une centaine de fois à l'opéra de Paris. Son talent musical s'est manifesté à un très jeune âge, de sorte qu'à douze ans, il fut initié à la complexité de la musique chorale polyphonique et à la musique d'orchestre la plus moderne (par exemple, les symphonies de Haydn). À dix-sept ans, il compose son premier opéra, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Telemaco&lt;/span&gt;, qui remporta un certain succès. En plus de la guitare, il étudia le piano et suscita l'admiration de tout un auditoire après avoir exécuté une suite de variations à la contrebasse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On doit surtout retenir qu'il était aussi habile harmonisateur que mélodiste, un aspect qui explique qu'il soit demeuré le plus populaire des compositeurs classico-romantique chez les guitaristes. On constate qu'il fait des merveilles sur un instrument qui jusqu'à alors ne semblait pas répondre à tant de richesses expressives. Autre facteur significatif de son importance: il fut l'un des tout premiers compositeurs à écrire pour son instrument des "études" qui transcendent les défis techniques pour en produire des perles d'anthologie et cela même dans les premiers opus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Programme facile pour un interprète aguerri. Certes. Mais ces pièces étant trop rarement jouées (sauf les opp. 9 et 14), on en apprécie que davantage l'initiative car le parcours sans faute de Carter sert de référence aux jeunes instrumentistes. Comme les pièces sont jouées "à la Sor", i.e. avec la pulpe des doigts et non avec les ongles, les nuances sont délicates, la palette de timbres peu variée mais on finit par apprécier le charme de cette sonorité comme on le ferait pour les pianos de la première moitié du 19ème siècle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela pose parfois quelques difficultés dans la plénitude de certains traits dans les voix internes du registre medium mais Carter privilégie une sonorité moelleuse plutôt q'une brillance plus moderne correspondant à une esthétique anachronique. En ce sens, il respecte l'esprit du compositeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La prise de son superbe est la plus naturelle qu'il m'a été donné d'entendre pour la guitare. Elle assure le juste équilibre entre une bonne présence qui n'agresse jamais l'oreille et qui fait bien ressortir les qualités particulières des divers registres: les basses rondes, le medium chaleureux et les aigus agréablement étincellants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une petite coquille s'est glissée dans l'identification d'une des pièces: l'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Andante largo&lt;/span&gt; est op.5, no. 5 et non pas no. 3 tel qu'indiqué dans le livret.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce disque doit être accueilli avec grand enthousiasme par un auditoire le plus large possible parce qu'on y retrouve grâce mélodique, harmonies savoureuses, interprétation impeccable et historiquement respectueuse, le tout servi par une technique digne des standards les plus irréprochables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Guy Sauvé&lt;br /&gt;Février 2010&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3353915194548471291-4213404403492486523?l=passionmusiqueetculture.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/feeds/4213404403492486523/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/2010/02/chronique-cd-sor.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3353915194548471291/posts/default/4213404403492486523'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3353915194548471291/posts/default/4213404403492486523'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/2010/02/chronique-cd-sor.html' title='Chronique CD : Sor'/><author><name>Guy Sauvé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11508971328422332971</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/SpPnSE7gJfI/AAAAAAAAAAM/9Mm7X4yCmqs/S220/21dec2006SOLO.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/S4Z37eQ6I5I/AAAAAAAAAEU/W4HqyGOwkdQ/s72-c/Sor.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3353915194548471291.post-8319934944155526403</id><published>2010-02-03T16:26:00.000-08:00</published><updated>2010-06-22T09:18:58.494-07:00</updated><title type='text'>Chronique CD : Kleven: Oeuvres symphoniques</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/S2oUliZ-UJI/AAAAAAAAAEM/MhUOj6RIIm8/s1600-h/Kleven.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 200px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/S2oUliZ-UJI/AAAAAAAAAEM/MhUOj6RIIm8/s200/Kleven.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5434178535499387026" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Coup de coeur découverte&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arvid Kleven (1899-1929):&lt;br /&gt;Le Novalis de la musique norvégienne&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fantaisie symphonique, op. 15 (1926)&lt;br /&gt;Le Sommeil de la forêt, op. 9 (1923)&lt;br /&gt;Au pays du lotus, op. 5 (1921-22)&lt;br /&gt;Sinfonia libera in due parte, op. 16 (1927)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Orchestre symphonique de Stavanger&lt;br /&gt;Susanna Mälkki&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bis CD-1542&lt;br /&gt;Disponible via le site sécurisé www.canadacd.ca&lt;br /&gt;si non disponible en magasin&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Baudelaire disait de la critique qu'elle pouvait être "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;partiale et passionnée mais du point de vue qui ouvre le plus d'horizons.&lt;/span&gt;" Le disque présenté ici nous offre une belle occasion de mettre cette attitude en pratique car, oui, son répertoire ne peut laisser personne indifférent mais il faut voir les perspectives qu'une telle initiative discographique suggère pour l'avenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arvid Kleven était un compositeur norvégien, mort cinq jours avant la trentaine, qui avait une une personnalité artistique audacieuse, sans compromis mais sincère. De la force de caractère, il lui en a fallu pour persister malgré la forte hostilité de l'establishment culturel de l'époque qui était alors davantage attaché à faire valoir à tout prix la dimension nationaliste de sa production, encore imbue de l'héritage de Grieg et Svendsen, plutôt que de manifester une ouverture aux tendances plus modernes de l'étranger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On reconnaissait &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;certainement &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;à Kleven  sa maîtrise de l'instrumentation dès sa première oeuvre orchestrale présentée en public, soit &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Au pays du lotus. &lt;/span&gt;L'influence de &lt;span style="font-style: italic;"&gt; &lt;/span&gt;l'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Après-midi d'une faune    &lt;/span&gt;de Debussy se fait très bien sentir mais peut-on vraiment le reprocher à un si jeune compositeur ayant appris jusqu'alors en autodidacte avant un séjour d'études à Paris en 1921-22, année où il écrivit l'oeuvre ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les oeuvres suivantes furent vivement rabrouées par les critiques de sorte que &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Au pays du lotus&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; et  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Sommeil de la forêt &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;ont été enregistrées par le label Simax seulement dans les années 1990, cette dernière oeuvre rappelant par endroits les somptueuses orchestrations et le lyrisme de Richard Strauss.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant aux deux autres qui firent scandale et qui ne furent jamais publiées, Bis nous les offre en premières mondiales et ce pour notre plus grand intérêt. Dès les premières mesures de la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Fantaisie symphonique, &lt;/span&gt;nous sommes conquis par la splendeur des coloris et des harmonies qui donnent un parfum envoûtant même durant les passages atonaux d'inspiration d'un expressionnisme plus près d'Hindemith que de l'école viennoise. Quant à la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sinfonia in due parte&lt;/span&gt;, le dernier opus pour orchestre de Kleven composé lors d'un séjour à Berlin en 1926-27, on en a retrouvé que la première partie. Encore là,  le style est expressionniste mais demeure dans une veine plus lyrique que cérébrale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le grand talent de Susanna Mälkki équilibre à merveille toutes les forces de l'orchestre pour atteindre un maximum d'expressivité et de conviction dans l'interprétation. L'enregistrement rend admirablement justice à sonorité d'un ensemble qui n'a rien à envier à des phalanges beaucoup plus célèbres. Il faudra bien un jour réévaluer le palmarès mondial des orchestres tant le niveau et la diversité des nouveaux "joueurs" se sont accrus remarquablement. Voilà un des points qui nous ramènent au conseil de Baudelaire; l' "horizon" des références en matière d'interprétation s'élargit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un autre horizon à considérer est celui de ne point bouder l'originalité d'un génie précoce tel que l'a été Arvid Kleven. De plus, combien d'autres compositeurs norvégiens, voire même scandinaves, qu'on ne s'habitue pas encore à essayer de découvrir, satisferont notre curiosité ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pour finir: pourquoi comparer Kleven à Novalis ? Novalis, mort lui aussi vers la trentaine, fut une comète éteinte trop tôt mais qui a laissé une empreinte déterminante. Novalis a été pour la poésie du romantisme naissant en Allemagne ce que Kleven a été pour le modernisme musical en Norvège. La différence est que Kleven est demeuré trop longtemps incompris et ignoré par ses pairs mais je suis d'avis que cet enregistrement saura réhabiliter cet esprit qui assumait courageusement son indépendance artistique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Guy Sauvé&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3353915194548471291-8319934944155526403?l=passionmusiqueetculture.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/feeds/8319934944155526403/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/2010/02/chronique-cd-kleven-oeuvres.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3353915194548471291/posts/default/8319934944155526403'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3353915194548471291/posts/default/8319934944155526403'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/2010/02/chronique-cd-kleven-oeuvres.html' title='Chronique CD : Kleven: Oeuvres symphoniques'/><author><name>Guy Sauvé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11508971328422332971</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/SpPnSE7gJfI/AAAAAAAAAAM/9Mm7X4yCmqs/S220/21dec2006SOLO.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/S2oUliZ-UJI/AAAAAAAAAEM/MhUOj6RIIm8/s72-c/Kleven.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3353915194548471291.post-4621999441126428710</id><published>2010-01-04T05:21:00.000-08:00</published><updated>2010-01-04T07:31:32.275-08:00</updated><title type='text'>Chronique CD : Holbrooke</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/S0HraM-HCVI/AAAAAAAAAEE/4xoCdEFWbBU/s1600-h/761203744220+Holbrooke.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 200px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/S0HraM-HCVI/AAAAAAAAAEE/4xoCdEFWbBU/s200/761203744220+Holbrooke.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5422874261721647442" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Josef Holbrooke&lt;br /&gt;(1878-1958)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Amontillado (ouverture), op. 123 (1936)&lt;br /&gt;The Viking (poème symphonique), op. 32 (1899)&lt;br /&gt;Three Blind Mice (variations symphoniques), op. 37, no. 1 (1900)&lt;br /&gt;Ulalume (poème symphonique), op. 35 (1903)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Brandenburgisches Staatsorchester Frankfurt&lt;br /&gt;Howard Griffiths&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;CPO 777442-2&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Le label CPO continue de surprendre les mélomanes cette fois avec un disque entièrement consacré au compositeur britannique Josef Holbrooke, un contemporain de compatriotes plus célèbres comme Sir Granville Bantock (1868-1946), Ralph Vaughan Williams (1872-1958), John Ireland (1879-1962) et Arnold Bax (1883-1953).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un examen du catalogue de ses oeuvres nous indique qu'il fut prolifique: huit symphonies, sept concertos (dont deux pour le piano, et un quadruple concerto), cinq ballets, de la musique de chambre en abondance mais surtout  plus d'une trentaine de poèmes symphoniques presque tous inspirés par Allen Edgar Poe, bien connu pour ses nouvelles fantastiques, fleurons du romantisme noir.&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;La discographie est encore bien mince en regard d'un corpus aussi profus et je m'étonne que des labels britanniques aussi prestigieux que Chandos et Hyperion aient si peu exploré ce filon, eux qui ont déjà tant fait pour nous faire connaître le patrimoine musical de leur nation.&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Après avoir savouré l'excellente prestation offerte par Howard Griffiths et un orchestre qui ne manquera sûrement pas de nouveaux contrats, il est clair que les lacunes discographiques devraient être graduellement comblées dans les prochaines années. Ce premier enregistrement de CPO dédié à ce compositeur injustement méconnu nous révèle un talent remarquable pour rendre des atmosphères frissonnantes, des clairs-obscurs troublants, des moments d'intensité dramatiques efficaces sans pour autant verser dans la caricature ou les clichés surannés.&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Holbrooke possède une palette orchestrale absolument étonnante dont toutes les oeuvres de ce disque font la démonstration éloquente et je comprends mal la pudeur qui a amené CPO à ne pas imprimer sur la page de couverture du livret le titre des variations symphoniques sur la célèbre comptine &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Three Blind Mice &lt;/span&gt;. Il n'y aurait eu aucune honte à cela, bien au contraire, puisqu'au cours de ces vingt variations, Holbrooke fait la preuve (par 20 !) de sa pleine maîtrise des combinaisons de timbres, de son sens raffiné des coloris, de la profusion d'idées expressives où l'humour (citation de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;For he's a jolly good fellow&lt;/span&gt;) côtoie parfois le mystère le plus inquiétant (vers 11 minutes 46).&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Quant aux autres oeuvres, inspirées par Poe, c'est toute la dimension picturale, illustrative qui met en valeur de manière convaincante son génie dans le genre du poème symphonique et, ce, jusqu'à ce qu'on ait enfin la chance de le découvrir dans d'autres genres tels que la symphonie, le concerto et la musique de chambre. Avis aux producteurs!&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;J'ai cherché à comprendre  pourquoi le chef Dimitri Mitropoulos l'a surnommé le "Berlioz anglais" considérant que la comparaison est mal ajustée selon une perspective chronologique. Jusqu'à quel point Holbrooke était-il aussi innovateur que Berlioz par rapport à son époque ? Est-ce que d'autres compositeurs britanniques seraient de meilleurs candidats à cette épithète ? Cela doit être discuté au-delà du seul intérêt qu'Holbrooke portait au poème symphonique et de  son habileté indéniable pour la caractérisation instrumentale des personnages et des climats. Chez Holbrooke, il est facile de reconnaître des allusions au style de divers compositeurs tels que Tchaikovsky, Mussorgsky, Liszt, Wagner, Sibelius, Debussy (et j'en passe). On doit répondre à ces questions avant de soutenir une telle comparaison.&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Ce qui compte le plus à mon avis, c'est d'apprécier un autre de ces grands talents dont les deux grandes guerres ont éclipsé la renommée. Dans ce superbe enregistrement, admirablement servi par des musiciens sincèrement dévoués, on peut se délecter à souhait des multiples nuances  suggestives qui vont de l'humour grinçant au lyrisme d'un amour passionné, du funeste crépuscule à l'agitation des vagues ou d'une humeur psychotique, de l'anticipation dramatique à une culmination intense des émotions. De plus, le livret est, comme de coutume chez CPO, généreux, très riche d'information.&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;C'est avec grande hâte que j'attends de nouveaux enregistrements des oeuvres de ce compositeur. Le choix est si vaste que les prochains ne sauraient nous décevoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Guy Sauvé&lt;br /&gt;Janvier 2010&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3353915194548471291-4621999441126428710?l=passionmusiqueetculture.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/feeds/4621999441126428710/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/2010/01/josef-holbrooke-1878-1958-amontillado.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3353915194548471291/posts/default/4621999441126428710'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3353915194548471291/posts/default/4621999441126428710'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/2010/01/josef-holbrooke-1878-1958-amontillado.html' title='Chronique CD : Holbrooke'/><author><name>Guy Sauvé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11508971328422332971</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/SpPnSE7gJfI/AAAAAAAAAAM/9Mm7X4yCmqs/S220/21dec2006SOLO.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/S0HraM-HCVI/AAAAAAAAAEE/4xoCdEFWbBU/s72-c/761203744220+Holbrooke.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3353915194548471291.post-4648121208646339244</id><published>2009-12-23T06:51:00.000-08:00</published><updated>2010-06-22T09:19:23.318-07:00</updated><title type='text'>Chronique CD : Schumann : Scènes du Faust de Goethe</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/SzI5VvBF4UI/AAAAAAAAAD8/1eMDdiQG8Bc/s1600-h/Schumann+Harnoncourt.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 192px; height: 200px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/SzI5VvBF4UI/AAAAAAAAAD8/1eMDdiQG8Bc/s200/Schumann+Harnoncourt.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5418456347241210178" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Schumann: Scènes du&lt;br /&gt;Faust de Goethe&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="" lang="DE"&gt;Mojca Erdmann, soprano&lt;br /&gt;Anitra Jellema, soprano&lt;br /&gt;Christiane Iven, mezzo-soprano&lt;br /&gt;Elisabeth von Magnus, alto&lt;br /&gt;Birgit Remmert, alto&lt;br /&gt;Anjolet Rottevee, alto&lt;br /&gt;Kevin Doss, ténor&lt;br /&gt;Werner Güra, ténor&lt;br /&gt;Christian Gerhaber, baryton&lt;br /&gt;Alastair Miles, basse&lt;br /&gt;Franz-Josef Selig, basse&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Choeur d'enfants et Choeurs de laRadio des Pays-Bas&lt;br /&gt;&lt;span style="" lang="DE"&gt;Orchestre Royal du Concertgebouw&lt;br /&gt;Nikolas Harnoncourt, chef&lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="DE"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="" lang="EN-CA"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;RCO 09001 (2 cds)&lt;br /&gt;Disponible via le site sécurisé www.canadacd.ca&lt;br /&gt;si non disponible en magasin&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; Il est toujours bien de s'exercer à forger sa propre opinion, surtout dans des domaines où l'appréciation relève davantage de la subjectivité, du goût personnel, que d'un savoir indiscutablement éprouvé et démontré. J'ai récemment eu l'occasion de vérifier cela en comparant deux critiques de cet album, une parue dans la revue Classica de novembre et l'autre dans la revue Diapason de décembre. Dans un cas, on est déçu; dans l'autre, on y "réserve une place de choix" parmi les quelques versions déjà parues (Abbado, Britten, Herreweghe, Klee).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;Goethe a travaillé sur Faust presque toute sa vie, de 1773 à 1832. Cette oeuvre, comportant 12,000 vers, offre divers angles d'approche pour un compositeur; Schumann a choisi le thème de la rédemption, présenté sous la forme d'un oratorio. Les ressources requises pour son exécution nous indiquent clairement l'envergure inhabituelle, audacieuse, de la composition et on peut aisément concevoir les nombreux écueils que risquent de rencontrer les interprètes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est le cas notamment des brèves interventions du choeur d'enfants qui, hélas, a une intonation trop souvent défaillante et un timbre d'ensemble pas très joli. Cela s'explique sans doute par les conditions périlleuses du "live". Mais pour un opus de près de deux heures, ces scories sont bien peu de choses par rapport à l'ensemble.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un des critiques a signalé son agacement à propos du grasseyement d'un soliste; cela peut se comprendre car la prise de son, fort limpide et équilibrée, est une arme à deux tranchants: elle peut rendre justice à la beauté du son et aux délicates nuances des pupitres de l'orchestre recherchées par le chef tout en mettant en évidence certains défauts qu'il nous est difficile de ne pas remarquer. Pour ma part, j'accepte les roulements prononcés de "rrr" parce que je donne le bénéfice du doute au soliste quant à son souci d'assurer une diction bien perceptible aux auditeurs qui ont assisté à ce concert. Il y a aussi un moment où une chanteuse éprouve de la difficulté sur l'intensité d'une attaque (CD I, pl. 3).  Mais il faut tenir compte d'autres qualités pour ne pas en rester là. La sincérité des chanteurs n'a pas à être mise en doute et bien malin celui qui serait capable de déterminer la juste perspective qu'il conviendrait d'adopter quant à la véracité psychologique des personnages voulue par Schumann. Parmi les plus beaux moments chantés, signalons le passage accompagné à la harpe (CD II, pl. 7), où le soliste se montre fort expressif et nuancé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'orchestre sonne merveilleusement bien et Harnoncourt maîtrise toutes les teintes et demi-teintes des effectifs instrumentaux. J'ai relevé tant de superbes moments au cours de cette odyssée que l'impression globale est très nettement favorable. Outre l'ouverture, il faut mentionner, entre autres, la sublime culmination du mouvement final de son début jusque vers 2 min. 30 (CD II, pl. 9); l'intensité dramatique sur le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dies irae&lt;/span&gt; et la finale de ce numéro (CD I, pl. 4); les magnifiques effets de crescendo/decrescendo (CD I, pl. 7); l'énergie contagieuse (CD II, pl.6); le sentiment d'allégresse comparable à l'ode à la joie (CD I, pl. 6); la sonorité virile des cuivres (CD I, pl. 11). Et bien d'autres encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En conclusion: bien qu'on pourrait encore espérer "la" version parfaite avec "la" distribution de rêve sans les périls d'une exécution publique, je réserve une place de choix dans mes recommandations à cet enregistrement puisque le génie de Schumann y est admirablement révélé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Guy Sauvé&lt;br /&gt;Décembre 2009&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3353915194548471291-4648121208646339244?l=passionmusiqueetculture.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/feeds/4648121208646339244/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/2009/12/chronique-cd-schumann-scenes-du-faust.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3353915194548471291/posts/default/4648121208646339244'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3353915194548471291/posts/default/4648121208646339244'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/2009/12/chronique-cd-schumann-scenes-du-faust.html' title='Chronique CD : Schumann : Scènes du Faust de Goethe'/><author><name>Guy Sauvé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11508971328422332971</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/SpPnSE7gJfI/AAAAAAAAAAM/9Mm7X4yCmqs/S220/21dec2006SOLO.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/SzI5VvBF4UI/AAAAAAAAAD8/1eMDdiQG8Bc/s72-c/Schumann+Harnoncourt.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3353915194548471291.post-6042271508920173547</id><published>2009-12-01T18:11:00.000-08:00</published><updated>2009-12-10T09:11:20.106-08:00</updated><title type='text'>Chronique DVD : Twin Spirits</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/SxXNDbEUyhI/AAAAAAAAADs/BuYtN2mDrO8/s1600/Twin+spirits.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 141px; height: 200px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/SxXNDbEUyhI/AAAAAAAAADs/BuYtN2mDrO8/s200/Twin+spirits.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5410455986044717586" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;TWIN SPIRITS:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un portrait de l'amour&lt;br /&gt;entre Robert et Clara Schumann&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trudie Styler (dans le rôle de Clara Schumann)&lt;br /&gt;Sting (dans le rôle de Robert Schumann)&lt;br /&gt;Derek Jacobi (narrateur)&lt;br /&gt;Rebecca Evans, soprano&lt;br /&gt;Simon Keenlyside, baryton&lt;br /&gt;Sergej Krylov, violon&lt;br /&gt;Natalie Clein, violoncelle&lt;br /&gt;Natasha Paremski, piano&lt;br /&gt;Iain Burnside, piano&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;John Caird, conception et mis en scène&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Opus Arte OA 0994 (2 DVD)&lt;br /&gt;Narration en anglais avec sous-titres en français, allemand, espagnol et italien&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Royal Opera House a été le lieu d'une mise en scène tout à fait originale et pertinente. Deux groupes, un masculin, l'autre féminin, et un narrateur rendent hommage à l'un des couples mythiques du romantisme musical: Robert et Clara Schumann. On y raconte, par un récit bien ficelé et des extraits de lettres et de leur journal de mariage, les hauts et les bas de leur tumultueuse relation: leur liaison secrète, leur combat pour pouvoir se marier, leur vie de couple, de famille et d'artistes, les épreuves causées par la maladie de Robert, et, non des moindres, la fidélité de Clara après la mort de son mari.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le clan de Robert, il y a Sting, accompagné du baryton, du violoniste et d'un pianiste, qui lit des passages de lettres qu'il avait adressées à Clara. De l'autre côté de la scène, il y a l'actrice Trudie Styler, côtoyée de la soprano, de la violoncelliste et de la pianiste, qui cite les lettres que Clara avait adressées à Robert. Cet échange de correspondance est parsemé de lieder et de pièces pour piano, surtout de Robert, soit des oeuvres tirées du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Carnaval&lt;/span&gt; op.9, des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Kinderszenen&lt;/span&gt; op.15, des  cycles de lieder &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dichterliebe&lt;/span&gt; op. 48 et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Zwölf Gedichte&lt;/span&gt;, op. 35, une des trois &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Romances&lt;/span&gt; de l'opus 94. Mais nous avons droit à quelques belles surpises telles que deux superbes lieder de Clara &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Es ist gekommen in Sturm und Regen&lt;/span&gt; op.12 no. 2 et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sie liebten sich&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;beide&lt;/span&gt; op. 13 no. 2 et une romance tirée de son concerto pour piano op. 7.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On entend aussi l'adagio des variations de Chopin sur le duo célèbre de l'opéra &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Don Giovanni&lt;/span&gt; de Mozart, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La ci darem la mano. &lt;/span&gt;Et un peu plus&lt;span style="font-style: italic;"&gt; &lt;/span&gt;loin, le duo lui-même avec piano. On y apprend que les variations de Chopin faisaient partie d'une "proposition mystique" imaginée par Robert, un moyen aux deux âmes séparées de se retrouver par la pensée durant l'interdiction du père de Clara suite à la demande en mariage. Le drame se termine dans une fougueuse apothéose du mouvement final (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mit Feuer - &lt;/span&gt; avec feu) du Trio no. 1 en ré mineur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous les musiciens donnent une prestation fort réussie quoique je déplore un peu chez la pianiste et la violoncelliste certains effets de pose pour la caméra que l'on pourrait excuser comme erreurs de jeunesse. Bien sûr, rien au disque n'y paraîtrait et leur talent n'en serait point diminué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le passage le plus émouvant fut la lecture d'une lettre de Clara aux derniers jours de Robert. Les larmes nous viennent aux yeux en même temps que l'actrice. Dans le deuxième DVD, on apprend pourquoi: elle-même épouse de Sting, elle a projeté le sentiment de Clara sur sa personne; on ne peut la blâmer de cette sincérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le deuxième DVD comporte cinq parties. La première consiste en une galerie de photos des artistes lors des répétitions; j'aurais apprécié que l'on ajoute des images de Robert et Clara. La deuxième partie se subdivise en quatre entrevues: instrumentistes; chanteurs et narrateur; acteurs; et le musicologue Daniel Gallagher. J'ai beaucoup aimé le commentaire perspicace du violoniste sur la densité de l'écriture de Robert Schumann. La troisième partie, nettement la plus instructive,  nous vient du conservateur du musée Schumann à Zwickau. Il nous informe de manière éclairante sur plusieurs aspects de la vie des Schumann. La quatrième partie est une chronologie avec des couleurs permettant d'identifier ce qui appartient à Robert ou à Clara ainsi que certains événements indépendants d'eux. La typographie aurait dû être améliorée pour faciliter la lecture. La cinquième partie fait la promotion des projets éducatifs et communautaires associés au Royal Opera House grâce à trois témoignages sympathiques et dont devraient s'inspirer nos gouvernements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En somme, cette production rend justice à une dramatisation qui pourrait aisément servir de modèle dans la connaissance approfondie que nous apportent des sources directes telles les correspondances et les journaux intimes des grands artistes. Et ce ne sont pas les sujets qui manquent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Guy Sauvé&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3353915194548471291-6042271508920173547?l=passionmusiqueetculture.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/feeds/6042271508920173547/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/2009/12/chronique-dvd-twin-spirits.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3353915194548471291/posts/default/6042271508920173547'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3353915194548471291/posts/default/6042271508920173547'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/2009/12/chronique-dvd-twin-spirits.html' title='Chronique DVD : Twin Spirits'/><author><name>Guy Sauvé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11508971328422332971</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/SpPnSE7gJfI/AAAAAAAAAAM/9Mm7X4yCmqs/S220/21dec2006SOLO.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/SxXNDbEUyhI/AAAAAAAAADs/BuYtN2mDrO8/s72-c/Twin+spirits.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3353915194548471291.post-3335114944420679852</id><published>2009-11-28T17:20:00.000-08:00</published><updated>2010-06-22T09:19:45.647-07:00</updated><title type='text'>Chronique CD : Schubert "Heliopolis"</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/SxHMqmUwX_I/AAAAAAAAADk/BbT4Wd0Pna0/s1600/Goerne+Schubert.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5409329659662852082" style="margin: 0px 10px 10px 0px; float: left; width: 100px; height: 100px;" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/SxHMqmUwX_I/AAAAAAAAADk/BbT4Wd0Pna0/s200/Goerne+Schubert.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;Schubert: Goerne Edition, vol. IV&lt;/p&gt;&lt;p&gt;"Heliopolis"&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Die Götter Griechenlands; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Philoktet; Fragment aus dem Aischylos; Der entsühnte Orest; Aus Heliopolis; Heliopolis; An die Leier; Atys; Meerestille; Der König in Thule; Blondel zu Marien; Die Gebüsche; Der Hirt; Pilgerweise; Wandrers Nachtlied; Frühlingslaube; Das Heimweh; Der Kreuzzug; Abschied&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Matthias Goerne, baryton&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Ingo Metzmacher, piano&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Harmonia Mundi HMC 902035&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Disponible via le site sécurisé www.canadacd.ca&lt;br /&gt;si non disponible en magasin&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;em&gt;Schöne Welt, wo bist du ? &lt;/em&gt;(Monde si beau, où donc es-tu ?). C'est sur ces mots que Matthias Goerne entame le quatrième volet de son vaste projet d'enregistrer une anthologie des lieder de Schubert avec Harmonia Mundi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Monde si beau, où donc est-tu ? Nous avons aussitôt notre réponse dès les premières secondes : ce sublime récital est un reflet inconstestable de cet idéal. Sublime grâce à cette rare symbiose entre le timbre chaud du baryton et la riche sonorité du piano. J'ai rarement entendu magie opérer de cette manière. Il faut saluer aussi la prise de son fort bien équilibrée entre ces deux complices qui servent à merveille un programme bâti sur le thème de la nostalgie du monde antique tel qu'idéalisé par les romantiques.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Un DVD est inclus dans cet album, soit un court documentaire sur une session de travail en studio à Berlin et où Goerne partage quelques idées sur l'univers de Schubert et où Metzmacher parle de sa longue amitié avec le chanteur et de ce qu'il a appris dans son rôle d'acccompagnateur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Outre le premier lied "&lt;em&gt;Die Götter Griechenlands&lt;/em&gt;" dont on aura deviné ma vive sympathie, je vous invite à écouter &lt;em&gt;Philoktet, Der König in Thule, &lt;/em&gt;et &lt;em&gt;Pilgerweise&lt;/em&gt;. Ces pièces forment un échantillon fort convaincant de l'envergure du génie de Schubert dans la concentration dramatique, l'inventivité des moyens expressifs et le sens mélodique tout à fait personnel.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Le mérite appartient aussi aux musiciens qui réussissent à donner un ton juste et avec une sensibilité appropriée selon les atmosphères suggérées par le compositeur. J'insiste sur la beauté du son, l'intelligence de leur interprétation et leur respect du sens profond de la poésie. C'est du &lt;em&gt;Kunstlied&lt;/em&gt; à son meilleur de sorte qu'au lied final, celui de l'adieu (&lt;em&gt;Abshied, &lt;/em&gt;D.475), on ne peut faire autrement que de ressentir les dernières paroles (... &lt;em&gt;quitter ce que l'on aime; Adieu ! en ce seul mot que de tristesse&lt;/em&gt;) justement avec une part de regret, là où prend fin ce périple dans un univers onirique si différent du nôtre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Guy Sauvé&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3353915194548471291-3335114944420679852?l=passionmusiqueetculture.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/feeds/3335114944420679852/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/2009/11/chronique-cd-schubert-heliopolis.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3353915194548471291/posts/default/3335114944420679852'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3353915194548471291/posts/default/3335114944420679852'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/2009/11/chronique-cd-schubert-heliopolis.html' title='Chronique CD : Schubert &quot;Heliopolis&quot;'/><author><name>Guy Sauvé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11508971328422332971</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/SpPnSE7gJfI/AAAAAAAAAAM/9Mm7X4yCmqs/S220/21dec2006SOLO.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/SxHMqmUwX_I/AAAAAAAAADk/BbT4Wd0Pna0/s72-c/Goerne+Schubert.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3353915194548471291.post-8505895866850725622</id><published>2009-11-22T20:25:00.000-08:00</published><updated>2009-11-22T21:32:12.903-08:00</updated><title type='text'>Chronique de CD: Chopin sur piano d'époque</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/SwoPI2F4ToI/AAAAAAAAADc/KtcWx1hGL8I/s1600/Chopin+Pleyel.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 200px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/SwoPI2F4ToI/AAAAAAAAADc/KtcWx1hGL8I/s200/Chopin+Pleyel.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5407150947245248130" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Chopin chez Pleyel&lt;br /&gt;(Un concert de Chopin&lt;br /&gt;à Paris)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Alain Planès, piano Pleyel 1836&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Andante spianato op. 22&lt;br /&gt;Ballade op. 47&lt;br /&gt;Études op. 25 nos 1, 2 &amp;amp; 12&lt;br /&gt;Grande valse op. 42&lt;br /&gt;Impromptu op. 51&lt;br /&gt;Mazurkas KK IIb no 5; op. 41 nos 2 &amp;amp; 3&lt;br /&gt;Nocturnes op. 9 no 2; op. 27 no 2; op. 48 nos 1 &amp;amp; 2&lt;br /&gt;Préludes op. 28 nos 4, 9, 11, &amp;amp; 13; op. 45&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Harmonia Mundi HMC 902052&lt;br /&gt;(&lt;a href="http://www.canadacd.ca/"&gt;www.Canadacd.ca&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alain Planès (né 1948) aime les pianos&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;. &lt;/span&gt;Pour interpréter les oeuvres de Debussy, il a choisi un Blüthner 1902&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;, &lt;/span&gt;pour Scarlatti&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;un pianoforte Schantz de 1800, pour des préludes de Chopin, un Steinway 1906, pour en nommer quelques-uns.&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Ici, c'est un Pleyel 1836, "conservé dans son état d'origine", à échappement simple, qu'il utilise pour nous présenter son dernier projet fort ambitieux&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;: &lt;/span&gt;reconstituer le programme d'une rarissime prestation publique de Chopin à la salle Pleyel en février 1842.&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Il faut savoir qu'à cette époque les compte-rendus de presse se souciaient peu de détails précis quant aux titres. Une recherche à travers le recoupement de diverses chroniques publiées dans les gazettes parisiennes a donc été nécessaire pour amener ce récital jusqu'à 80 minutes.&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; &lt;/span&gt;Peu de productions discographiques sont aussi généreuses.&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Mais comme si cela ne suffisait pas, Alain Planès a voulu approfondir l'investigation, à savoir : donner une idée du jeu de Chopin. Celui-ci ne jouait pas fort certes mais encore ? Grâce à sa recherche dans diverses partitions annotées de la main même de Chopin (dont certains cahiers de ses élèves encore conservés), il a repéré des nuances d'articulation, d'ornementation, de doigté que l'on ne retrouve pas dans les éditions régulières. C'est donc la somme de ces trouvailles qui a dicté sa manière d'interpréter le répertoire présenté sur ce disque.&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Voilà pour les intentions. Qu'en est-il maintenant de notre plaisir auditif ?&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Je dois avouer qu'au tout début, j'étais resté un peu tiède au timbre de l'instrument mais au fur et à mesure que les pièces se succédaient, l'intérêt s'accroissait au point où, au final, l'impression globale était nettement plus que satisfaisante.&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Mais par-dessus tout, il faut souligner la superbe maîtrise du phrasé qui appuie une sensibilité poétique à un rare degré de perfection. Aucune mièvrerie, aucun sentimentalisme, ni aucune froideur désséchante ou virtuosité inutile. La respiration de la phrase est maintenue malgré les silences intercalés qui ne perdent rien de leur densité. C'est un tour de force qui mérite toute admiration.&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3353915194548471291-8505895866850725622?l=passionmusiqueetculture.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/feeds/8505895866850725622/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/2009/11/chopin-chez-pleyel-un-concert-de-chopin.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3353915194548471291/posts/default/8505895866850725622'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3353915194548471291/posts/default/8505895866850725622'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/2009/11/chopin-chez-pleyel-un-concert-de-chopin.html' title='Chronique de CD: Chopin sur piano d&apos;époque'/><author><name>Guy Sauvé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11508971328422332971</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/SpPnSE7gJfI/AAAAAAAAAAM/9Mm7X4yCmqs/S220/21dec2006SOLO.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/SwoPI2F4ToI/AAAAAAAAADc/KtcWx1hGL8I/s72-c/Chopin+Pleyel.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3353915194548471291.post-5836098437033843843</id><published>2009-09-30T12:06:00.000-07:00</published><updated>2009-10-02T11:58:31.199-07:00</updated><title type='text'>Chronique CD: Wilms</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/SsOsYT9aoYI/AAAAAAAAADM/r1DFyHqY8xk/s1600-h/pochette+Wilms.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 200px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/SsOsYT9aoYI/AAAAAAAAADM/r1DFyHqY8xk/s200/pochette+Wilms.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5387339112939954562" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Johann Wilhelm Wilms (1772-1847)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Symphonie no. 1, op. 9 en Do majeur&lt;br /&gt;Ouverture en ré majeur&lt;br /&gt;Symphonie no. 4, op. 23 en Do mineur&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;NDR Radiophilharmonie Hannover&lt;br /&gt;Howard Griffiths&lt;br /&gt;CPO 777209-2&lt;br /&gt;********************************&lt;br /&gt;D’entrée de jeu, une belle surprise nous attend dans cet enregistrement. Wilms est un de ces nombreux compositeurs dont la figure titanesque de Beethoven a éclipsé la réputation. J’en veux pour preuve les deux paragraphes d’une tiédeur toute factuelle que nous présente l’article du Grove Music Online. C’est grâce à Wikipedia que j’apprenais qu’un site web lui était consacré par l’Internationale Johann Wilhelm Wilms Gesellschaft (&lt;a href="http://www.ijwwg.de/Germany/portrait.htm"&gt;http://www.ijwwg.de/Germany/portrait.htm&lt;/a&gt;). À ma grande surprise, on recense pas moins de dix-sept cds pour sa discographie dont six qui lui sont entièrement dédiés, l’un d’eux étant celui qui nous occupe dans la présente chronique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais on doit se tourner vers le livret du disque pour apprendre beaucoup plus que ce que nous offrent les contenus électroniques au sujet d’un compositeur qui, au-delà des influences qu’on voudra bien lui trouver, démontre une habileté et une personnalité incontestable. C’est presque un choc que de s’apercevoir, qu’en dehors de Beethoven et Schubert, qu’en dehors de l’Allemagne, de Vienne et de la France, il existe d’autres talents à cheval entre classicisme et romantisme qui méritent notre attention. Bien que né en Allemagne, Wilms se rendit à Amsterdam avant la vingtaine pour y devenir l’un des principaux compositeurs des Pays-Bas de la première moitié du 19ème siècle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux symphonies auraient été écrites dans un intervalle très rapproché. Ainsi, la création de l’opus 9 a eu lieu en janvier 1806 et celle de l’opus 23 fin 1807. Mais quelle différence déjà dans l’évolution dramatique du discours. Alors que la première rappelle plusieurs fois, sans toutefois en amoindrir ses qualités distinctes, la comparaison à la période londonienne de Haydn, la suivante nous amène au seuil du pathos digne de l’Eroica de Beethoven. Dans les deux cas, on appréciera particulièrement la verve exquise des thèmes, la vigueur rythmique, la cohérence formelle, l’écriture finement ciselée de certains passages que les amateurs de bois savoureront avec plaisir. Quant à l’ouverture, elle vaut bien plus que les insipides compléments de programme qu’on a vite fait d’oublier après un premier contact. Le thème de l’Allegro est autant agréable que mémorable et l’œuvre conserve un entrain avec lequel il fait bon de renouer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est heureux que CPO ait confié à des musiciens aussi remarquables ce superbe coup d’envoi à la réhabilitation d’un compositeur tout à fait original et charmant. Je me dois de souligner l’interprétation dynamique, et l’attention portée aux délectables nuances. Une belle démonstation de l’enthousiasme qui transcende la conviction. C’est donc avec grande hâte que je souhaite découvrir les cinq autres symphonies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Guy Sauvé&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3353915194548471291-5836098437033843843?l=passionmusiqueetculture.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/feeds/5836098437033843843/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/2009/09/chronique-cd-wilms.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3353915194548471291/posts/default/5836098437033843843'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3353915194548471291/posts/default/5836098437033843843'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/2009/09/chronique-cd-wilms.html' title='Chronique CD: Wilms'/><author><name>Guy Sauvé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11508971328422332971</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/SpPnSE7gJfI/AAAAAAAAAAM/9Mm7X4yCmqs/S220/21dec2006SOLO.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/SsOsYT9aoYI/AAAAAAAAADM/r1DFyHqY8xk/s72-c/pochette+Wilms.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3353915194548471291.post-8685482896074994860</id><published>2009-09-14T08:10:00.001-07:00</published><updated>2009-09-18T07:34:21.639-07:00</updated><title type='text'>Chronique CD : Bach</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/Sq5c-JOVSUI/AAAAAAAAACw/R1CJNggyPxM/s1600-h/Bach+Suzuki+1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 200px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/Sq5c-JOVSUI/AAAAAAAAACw/R1CJNggyPxM/s200/Bach+Suzuki+1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5381340827452000578" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);font-size:180%;" &gt;Bis donne un grand coup !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;Label: Bis (de Suède)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;Distribué au Canada par : Scandinavian Record Import&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="color: rgb(255, 255, 255);" href="http://www.canadacd.ca/"&gt;En français: www.CanadaCD.ca/fr/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="color: rgb(255, 255, 255);" href="http://www.canadacd.ca/"&gt;En anglais: www.CanadaCD.ca/en/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;Bach Collegium Japan&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;dirigé par Masaaki Suzuki&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;Références:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;Volume 1 : CD 9024/26 "Erschallet, ihr Lieder!"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;Volume 2 : CD 9027/29 "Erfreut euch!"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;Volume 3 : CD 9030/32 "Jesu, nun sei gepreiset!"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;Volume 4 : CD 9033/35 "Singet dem Herrn!"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;Chaque volume est un coffret de 10 cds accompagnés de leur livret respectif&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt; avec traduction française et anglaise.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;Entreprendre une intégrale des 200 cantates sacrées de Bach (1685-1750), alors que certains esprits alarmistes crient au déclin du marché du disque classique, semble une aventure qui relèverait davantage de la témérité périlleuse que d'un flair des plus perspicaces. Or, chez Bis, ce flair existe depuis longtemps et cette intégrale le démontre encore une fois de façon très convaincante.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;Ces coffrets réunissent les 40 premiers enregistrements déjà parus séparément de l'intégrale toujours en cours et menée de main de maître par Masaaki Suzuki. Ne vous fiez pas aux numéros de catalogue qui pourraient laisser croire qu'il n'y a que 3 cds par volume; ces numéros indiquent plutôt que chacun des volumes se vend au prix de 3 ! Les livrets, correspondant à chacun des disques, sont publiés séparément; ce qui est beaucoup plus pratique que s'ils avaient été réunis en un seul. Noter aussi que les cds originalement produits en SACD sont convertis, dans cette édition, en format CD.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;J'ai suivi cette aventure depuis le début et j'ai choisi parmi ces enregistrements la très grande majorité des exemples musicaux utilisés pour la conférence que je donne sur les cantates sacrées de Bach. Ce choix est basé non seulement sur la  grande qualité d'enregistrement (bel équilibre entre solistes, choeur et ensemble instrumental; présence sonore très satisfaisante) mais aussi sur la constance de superbes interprétations et les mises à jour musicologiques quant à certains choix d'instruments ou de révisions de partitions.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;J'apprécie particulièrement la sonorité chaleureuse et la diversité des caractères dramatiques qui se dégagent de la vision raffinée de ce chef. J'y retrouve une sensualité qui amène notre expérience d'écoute jusqu'aux abords de la conscience du sublime. Les termes employés ici peuvent paraître d'un lyrisme exacerbé qui ferait sourire quelques-uns mais j'assume aisément ces propos pour avoir comparé avec d'autres versions et étudié le sujet avec profondeur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;Je reviendrai sûrement sur cette collection dans un prochain article. À suivre...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;Guy Sauvé&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;Septembre 2009&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3353915194548471291-8685482896074994860?l=passionmusiqueetculture.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/feeds/8685482896074994860/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/2009/09/chronique-cd-bach_14.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3353915194548471291/posts/default/8685482896074994860'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3353915194548471291/posts/default/8685482896074994860'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/2009/09/chronique-cd-bach_14.html' title='Chronique CD : Bach'/><author><name>Guy Sauvé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11508971328422332971</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/SpPnSE7gJfI/AAAAAAAAAAM/9Mm7X4yCmqs/S220/21dec2006SOLO.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/Sq5c-JOVSUI/AAAAAAAAACw/R1CJNggyPxM/s72-c/Bach+Suzuki+1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3353915194548471291.post-6987383799372969095</id><published>2009-09-09T07:59:00.001-07:00</published><updated>2009-09-09T12:14:44.267-07:00</updated><title type='text'>Chronique CD : Ries</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/SqfweJGwQaI/AAAAAAAAAAw/SUGGcSuKI6U/s1600-h/Ries.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/SqfweJGwQaI/AAAAAAAAAAw/SUGGcSuKI6U/s320/Ries.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5379532680548336034" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Ferdinand Ries (1784-1838)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;CPO&lt;br /&gt;777 353-2&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouverture « Die Räuberbraut », op. 156;&lt;br /&gt;Concerto pour 2 cors WoO 19;&lt;br /&gt;Ouverture « Liska oder Die Hexe von Gyllensteen », op. 164;&lt;br /&gt;Concerto pour violon, op. 24&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Teunis van der Zwart, cor&lt;br /&gt;Erwin Wieringa, cor&lt;br /&gt;Anton Steck, violon&lt;br /&gt;Die Kölner Akademie&lt;br /&gt;Michael Alexander Willens&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ferdinand Ries est surtout connu comme élève de Beethoven et un de ses premiers biographes. On sait moins cependant qu’il était l’aîné de Franz Anton Ries, premier violon de la chapelle de la cour de Bonn ayant enseigné à Beethoven. Malgré les turpitudes causées par les guerres napoléoniennes, Ferdinand Ries est tout de même parvenu à faire une belle carrière, surtout à Londres après quatre ans de tournées parcourant l’Allemagne, le Danemark, la Russie et la Suède où  il a été nommé membre de l’Académie royale de musique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le catalogue de ses œuvres offre de nombreuses perspectives de projets d’enregistrements puisqu’on peut choisir, entre autres, les huit symphonies et autant de concertos pour piano, vingt-six quatuors à cordes, quatorze sonates, quinze fantaisies et quarante-neuf suites de variations pour piano seul, six trios avec piano sans compter plusieurs pièces vocales et de musique de chambre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Passons vite sur les deux ouvertures d’opéras composés dans la dernière décennie de son existence. Ce sont de jolis compléments de programme dont on ne doit pas bouder le plaisir (puisque l’orchestre les interprète avec brio) mais qui demeurent des pièces conventionnelles attirant davantage un auditoire restreint de spécialistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par contre, les deux concertos valent le détour car, quoiqu’écrits avant la trentaine et à quelques mois d’intervalles, ils nous révèlent un compositeur talentueux pourvu d’esprit, de charme et de bonnes idées musicales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Concerto pour violon (1810) est une œuvre en trois mouvements de bonne facture, bien développée, et comportant des tournures harmoniques très personnelles. Sans atteindre le souffle de celui composé par Beethoven quatre ans auparavant, cette œuvre est dans son ensemble fort agréable à écouter, notamment le troisième mouvement dynamique qui comprend un thème de rondo mémorable et une variété de textures dans les épisodes orchestraux fort bienvenue. C’est là que le soliste se rachète des problèmes de justesse qui parsèment certains passages dans les mouvements précédents et où il démontre sa capacité de maîtriser des passages virtuoses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant au Concerto pour deux cors, on peut se demander de prime abord, après une première écoute et sans avoir lu le texte de présentation, si l’emploi de deux cors solistes ne paraît pas superflu à certains moments. Il faut savoir que Ries, comme le suggère l’auteur du livret du cd, « considérait sans doute l’œuvre comme une pièce de circonstance dédiée aux deux excellents cornistes de la chapelle de la cour de Kassel » et de ce fait n’a pas jugé bon de lui attribuer un numéro d’opus, ni de chercher à le faire éditer. Une fois cette réserve exprimée, ce concerto mérite l’attention des auditeurs. Personnellement, j’apprécie le renfort d’un deuxième soliste qui donne plus de corps en contrepartie du volume de l’orchestre. Ries n’hésite pas à exploiter le registre très grave des instruments et à pousser loin les limites de la virtuosité à plus forte raison de l’usage&lt;br /&gt;du cor naturel. On comprend alors l’obligation pour les solistes de ralentir le tempo pour favoriser une meilleure articulation des traits périlleux et on regrette certaines accélérations de l’orchestre qui rendent inégal le déroulement du discours, comme si on voulait absolument « rattrapper » le temps perdu. Pour le reste, il s’agit d’une œuvre plaisante, une belle découverte qui saura satisfaire les amoureux des cuivres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien que CPO n’indique pas qu’il s’agisse de premières mondiales, on serait bien embêté de repérer de nos jours des versions concurrentes des œuvres présentées ici. Dans le cas du concerto pour violon, CPO s’est servi de copies manuscrites du compositeur non éditées qui se trouvent à la Bibliothèque nationale de Berlin. Même la série « The Romantic Violin Concerto » de la compagnie Hyperion ne l’a pas endisqué.  Malgré quelques défaillances, on doit féliciter l’ensemble de cette production qui a eu l’audace de nous dévoiler de nouveaux bijoux cachés du vaste répertoire romantique grâce à des artistes pleinement engagés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Guy Sauvé&lt;br /&gt;Septembre 2009&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3353915194548471291-6987383799372969095?l=passionmusiqueetculture.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/feeds/6987383799372969095/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/2009/09/chronique-cd-ries.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3353915194548471291/posts/default/6987383799372969095'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3353915194548471291/posts/default/6987383799372969095'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/2009/09/chronique-cd-ries.html' title='Chronique CD : Ries'/><author><name>Guy Sauvé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11508971328422332971</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/SpPnSE7gJfI/AAAAAAAAAAM/9Mm7X4yCmqs/S220/21dec2006SOLO.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/SqfweJGwQaI/AAAAAAAAAAw/SUGGcSuKI6U/s72-c/Ries.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3353915194548471291.post-1105952139702364795</id><published>2009-09-09T07:57:00.001-07:00</published><updated>2009-09-09T12:33:06.239-07:00</updated><title type='text'>Chronique CD : Bruch</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/Sqfw0fi0nCI/AAAAAAAAAA4/voSVPhwFUnQ/s1600-h/Bruch+cpo.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/Sqfw0fi0nCI/AAAAAAAAAA4/voSVPhwFUnQ/s320/Bruch+cpo.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5379533064528763938" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Max Bruch&lt;br /&gt;(1838-1920)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;CPO&lt;br /&gt;777385-2&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Suite sur des mélodies de folklores russes op. 79b&lt;br /&gt;Sérénade sur des mélodies suédoises op. posth.&lt;br /&gt;Suites de danses suédoises op 63 nos 1 &amp;amp; 2&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;SWR Rundfunkorchester Kaiserslautern&lt;br /&gt;Werner Andreas Albert&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le label CPO (Classic Produktion Osnabrück) compte parmi mes préférés parce que son comité éditorial se distingue par une audace qui devrait faire rougir bon nombre de ses compétiteurs,  rendus trop frileux par leur obsession de profitabilité financière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quiconque veut sérieusement approfondir sa connaissance des répertoires baroque, classique et romantiques doit s’engager à explorer le catalogue de cette maison allemande créée il y a maintenant vingt ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’album des mélodies de danses russes et suédoises orchestrées par Max Bruch (777285-2) est non seulement mon dernier coup de cœur mais aussi un très bon exemple des trésors que CPO réserve aux mélomanes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On y retrouve 27 pièces  splendidement interprétées  et qui nous convainquent du talent d’orchestrateur de Bruch (1838-1920), talent tout à fait comparable au Brahms des danses hongroises et au Dvorak des danses slaves. Ces belles mélodies sont regroupées en trois suites pour orchestre et une autre pour orchestre à cordes. Alors que certains musicographes reprochent à Bruch d’être inégalement inspiré dans des œuvres de grande envergure, par exemple ses symphonies, ces quatre suites démontrent sa pleine maîtrise du medium. A mon avis, s’il y avait un disque par lequel un mélomane souhaite commencer à se familiariser avec l’œuvre de Bruch, c’est celui-ci que je leur recommanderais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Répertoire inédit, interprétation très respectable, livret explicatif généreux, qualité d’enregistrement satisfaisante, voilà autant de raisons qui justifient mon intérêt soutenu pour les productions de ce label supérieur à d’autres qui encombrent les bacs et dont la médiocrité font déserter les amateurs de musique classique potentiels.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3353915194548471291-1105952139702364795?l=passionmusiqueetculture.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/feeds/1105952139702364795/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/2009/09/chronique-cd-bruch.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3353915194548471291/posts/default/1105952139702364795'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3353915194548471291/posts/default/1105952139702364795'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://passionmusiqueetculture.blogspot.com/2009/09/chronique-cd-bruch.html' title='Chronique CD : Bruch'/><author><name>Guy Sauvé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11508971328422332971</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://2.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/SpPnSE7gJfI/AAAAAAAAAAM/9Mm7X4yCmqs/S220/21dec2006SOLO.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_3YEJdjVAQ14/Sqfw0fi0nCI/AAAAAAAAAA4/voSVPhwFUnQ/s72-c/Bruch+cpo.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
